Onze minutes ont suffi à tout renverser. Ce mardi 7 juillet 2026 à Atlanta, l’Égypte menait 2-0 face à l’Argentine. Elle a fini par s’incliner 3-2, dans le temps additionnel.
Un scénario cruel pour les Pharaons
Tout avait pourtant bien commencé pour l’Égypte. Yasser Ibrahim ouvre le score dès la 15e minute d’une tête décisive. Mostafa Ziko double la mise à la 67e, au terme d’un contre parfaitement exécuté. Le gardien Mostafa Shobeir multiplie les arrêts, dont un penalty stoppé face à Lionel Messi avant la pause. L’Égypte, portée par cette forme insolente, s’approche alors d’un exploit inédit à dix minutes du terme.
La remontada argentine, un classique du genre
Cristian Romero relance l’Argentine à la 79e minute sur un centre de Messi. Quatre minutes plus tard, Messi égalise lui-même d’une frappe puissante. Enzo Fernández plante enfin le but de la victoire à la 92e minute, d’une tête croisée. Ce scénario rappelle un précédent historique : en 1982, la RFA avait renversé la France en demi-finale après avoir été menée, avant de l’emporter aux tirs au but. Comme souvent face aux grandes nations sud-américaines, la solidité défensive africaine n’a pas suffi à tenir jusqu’au bout.
Un exploit manqué mais une génération qui s’affirme
Avant ce match, l’Égypte n’avait jamais remporté de rencontre en phase finale de Coupe du monde, sur trois participations depuis 1934. Sa qualification en huitièmes, décrochée aux tirs au but face à l’Australie, restait déjà historique. Mohamed Salah, longtemps discret dans ce tournoi, n’a pas pesé sur cette rencontre décisive. L’Argentine, elle, poursuit sa quête d’un titre continental inédit et affrontera la Suisse ou la Colombie en quarts de finale. Pour l’Égypte, ce match restera comme le plus proche jamais approché d’un quart de finale mondial.
Combien de temps l’Afrique devra-t-elle encore attendre son premier quart de finale de Coupe du monde ?
Xolomo Tokpa

