Hier, 3 juillet 2026, deux équipes africaines ont écrit deux histoires opposées. Égypte et Cap-Vert au Mondial 2026 restera comme une journée marquante pour le football africain. L’Égypte a éliminé l’Australie aux tirs au but (1-1, 4-2). C’est la toute première victoire égyptienne en phase à élimination directe d’une Coupe du monde. À Miami, le Cap-Vert a perdu 2-3 contre l’Argentine après être revenu deux fois au score. Deux récits. Un continent.
L’Égypte réécrit son histoire
Les Pharaons ont d’abord souffert. L’Australie ouvre le score. Salah égalise. 1-1 au terme des prolongations. Puis Yassine Bounou — pardon, c’est Hossam Hassan El-Shenawy dans les buts ce soir — sort deux tirs. Hossam Abdulmajid inscrit le penalty décisif : 4-2. Match terminé. L’Égypte en huitièmes. C’est une première absolue pour le pays le plus titré de la CAN. Sept Coupes d’Afrique — et jamais un huitième de finale mondial avant ce soir. Mohamed Salah a joué jusqu’à la 102e minute. Il a 34 ans. Ce Mondial est probablement son dernier. Il méritait ce moment.
Le Cap-Vert, épopée d’un petit pays
525 000 habitants. 60e au classement FIFA. Et deux fois revenu au score contre l’Argentine de Messi. Ryan Mendes égalise à la 68e. Gilson Benchimol remet les deux équipes à égalité à la 105e. Puis Diney Borges marque contre son camp à la 111e. 3-2 pour l’Argentine. Le Cap-Vert est éliminé. Mais les Requins Bleus repartent avec quelque chose que le score ne dit pas. Vozinha a réalisé sept arrêts. L’équipe entière a tenu tête au champion du monde. Pour un archipel de moins d’un million d’habitants, c’est une épopée qui entrera dans l’histoire du football africain.
Ce que ces deux matchs disent de l’Afrique
Le Mondial 2026 africain se termine en demi-teinte. Huit équipes éliminées sur neuf. Mais l’Égypte continue. Et le Cap-Vert a montré que la taille d’un pays ne détermine pas sa capacité à résister aux plus grands. Ces deux matchs résument tout ce que le football africain porte : une histoire longue, des ressources inégales, et une capacité à surprendre qui ne se laisse pas enfermer dans les classements.
Quand l’Égypte passe enfin le premier tour après un siècle de Coupes du monde et que le Cap-Vert tient tête à Messi, est-ce le signe que l’Afrique progresse vraiment — ou deux exceptions dans une réalité qui reste difficile ?
Xolomo Tokpa

