Le Gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape majeure dans la réforme du système éducatif national. À compter de la session 2026 du Baccalauréat unique, une session de rattrapage sera officiellement mise en place.
Cette mesure historique concerne les candidats ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,50/20 et 9,99/20. Présentée comme un levier d’équité et de modernisation de l’évaluation, elle offre une seconde chance aux élèves concernés.
Une réforme historique pour la Guinée
Le ministère de l’Éducation Nationale a officialisé cette réforme dans un communiqué publié à Conakry ce 29 juin 2026. Cette session de rattrapage sera organisée pour la première fois en République de Guinée, marquant un tournant majeur.
Le ministre Alpha Bacar Barry avait déjà évoqué cette mesure le 14 juin dernier lors de son passage sur la RTG. L’annonce officielle intervient désormais au moment précis du lancement du Baccalauréat unique session 2026.
Instituée par arrêté ministériel, cette réforme s’inscrit dans la volonté gouvernementale de moderniser le système national d’évaluation. Elle vise prioritairement à promouvoir l’équité et à offrir une seconde chance aux candidats répondant aux critères fixés.
Des modalités précises définies
Conformément aux nouvelles dispositions ministérielles, les candidats éligibles seront automatiquement identifiés par la DGECS-CP. La Direction Générale des Examens et Contrôles Scolaires, Concours et Passerelles assurera cette mission stratégique d’identification.
Les épreuves de rattrapage seront organisées dans un délai maximal de 21 jours après la proclamation des résultats. Ce calendrier serré vise à préserver la continuité pédagogique des candidats vers l’enseignement supérieur national guinéen.
Les épreuves porteront sur deux disciplines au maximum selon les nouvelles règles édictées par le ministère. La priorité sera accordée aux disciplines de spécialité de chaque candidat selon sa série au Baccalauréat unique.
Les notes supérieures retenues automatiquement
Les notes obtenues lors de la session de rattrapage remplaceront celles de la session ordinaire lorsqu’elles seront supérieures. Cette règle protège ainsi les candidats contre toute éventuelle régression de leurs performances entre les deux sessions.
À l’issue des délibérations finales, tout candidat obtenant une moyenne définitive d’au moins 10/20 sera déclaré admis. L’admission au Baccalauréat unique sera ainsi accessible à un plus grand nombre de candidats grâce à cette réforme.
Le diplôme délivré aura la même valeur académique et juridique que celui obtenu à la session ordinaire. Cette équivalence garantit la pleine reconnaissance du diplôme obtenu par la voie du rattrapage, tant en Guinée qu’à l’international.
Un engagement pour le mérite et l’équité
Cette réforme traduit l’engagement du gouvernement à renforcer l’efficacité du système éducatif national guinéen. La réduction des situations d’échec liées à de faibles écarts de performance constitue un objectif prioritaire affiché.
La promotion d’une école fondée sur le mérite, l’équité et la réussite de tous guide désormais l’action gouvernementale. Cette philosophie éducative s’inscrit dans la vision plus large portée par le président Mamadi Doumbouya pour la République.
Le contexte de la fin de la transition politique guinéenne favorise par ailleurs ces réformes structurelles ambitieuses. Le secteur éducatif national bénéficie ainsi d’une attention particulière des autorités centrales pour ces nouvelles évolutions.
Facinet Soumah

