La session inaugurale de la première législature de la Ve République s’est ouverte ce vendredi 17 juillet 2026. Lors de cette cérémonie, Dansa Kourouma a été élu président de l’Assemblée nationale. La cérémonie historique s’est déroulée dans la capitale guinéenne, précisément au Palais du Peuple situé dans la commune de Kaloum.
Cette séance a marqué une étape institutionnelle particulièrement importante pour la République de Guinée. Elle constitue en effet la conclusion officielle de la période de transition politique engagée après le coup d’État du 5 septembre 2021.
Une élection sans surprise par acclamations
Au cours de cette session inaugurale, les 147 députés ont procédé à l’élection de leur président. Sans surprise, le Dr Dansa Kourouma a été élu à la tête de la nouvelle Assemblée nationale de la Ve République.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale n’avait aucun adversaire officiel dans la course à cette fonction stratégique. Son élection s’est déroulée par acclamations, témoignant du large consensus autour de son parcours et de ses qualités.
Cette élection consensuelle constitue un signal fort pour le démarrage de cette nouvelle législature de la Ve République. Elle traduit également la volonté des députés de doter rapidement l’institution parlementaire d’une direction incontestable.
Une continuité institutionnelle assumée
Le Dr Dansa Kourouma présidait déjà le Conseil National de la Transition (CNT) durant la période transitoire. Cette continuité à la tête de l’organe législatif national témoigne de la confiance renouvelée dans son leadership institutionnel.
Sa réélection à la présidence de l’Assemblée nationale de la Ve République s’inscrit dans cette continuité assumée. Elle garantit également une transition institutionnelle en douceur entre l’ancienne et la nouvelle configuration parlementaire.
Cette continuité personnelle contraste toutefois avec le renouvellement complet du cadre constitutionnel de la République. La Ve République guinéenne succède désormais formellement à la période de transition et à ses institutions provisoires.
Le Palais du Peuple, cadre solennel
La Salle des Congrès du Palais du Peuple a servi de cadre solennel à cette cérémonie historique. Cette infrastructure emblématique de Kaloum accueille traditionnellement les grands rendez-vous institutionnels de la République de Guinée.
Le décret présidentiel D/2026/0217/PRG/SGG du 10 juillet 2026 avait officialisé la convocation de cette séance inaugurale. Ce cadre juridique fondait ainsi le caractère solennel et officiel de la cérémonie du vendredi 17 juillet.
L’ouverture officielle avait été fixée à 8 heures du matin selon les instructions communiquées par la Première Vice-présidente. L’Honorable Maïmouna Yombouno Bangoura, ancienne du CNT, avait diffusé le 15 juillet le communiqué officiel de convocation.
L’aboutissement d’un long processus
Cette cérémonie constitue l’aboutissement d’un long processus institutionnel engagé depuis plusieurs mois en République de Guinée. Les élections législatives du 31 mai 2026 avaient constitué la première étape déterminante de cette séquence historique.
La Cour suprême avait ensuite proclamé les résultats définitifs le vendredi 19 juin 2026 lors d’une audience solennelle. Cette proclamation avait ouvert la voie à la préparation de la présente séance inaugurale par les autorités compétentes.
Le ministre Ibrahima Kalil Condé avait par ailleurs acté le 4 juillet dernier la fin des délégations spéciales. Cette annonce avait marqué symboliquement le tournant institutionnel désormais confirmé par l’installation officielle des députés élus.
Une nouvelle ère parlementaire s’ouvre
L’élection du Dr Dansa Kourouma ouvre officiellement une nouvelle ère pour l’institution parlementaire guinéenne. Le Bureau de l’Assemblée nationale devra prochainement compléter sa composition avec les autres postes prévus par le règlement intérieur.
Les 147 députés élus devront désormais s’atteler aux missions législatives qui leur sont confiées par la Constitution. L’examen des projets et propositions de loi, le contrôle de l’action gouvernementale et la représentation citoyenne figurent parmi leurs prérogatives essentielles.
Facinet Soumah

