Le désert marocain devient piste de danse. La première édition du Sunrise Generation Festival a débuté ce lundi 20 juillet 2026 à midi. L’événement propose 48 heures ininterrompues de musique électronique.
Une pelouse à ciel ouvert, 14 kilomètres de Marrakech
Le festival se tient sur une vaste pelouse en plein air, à seulement 14 kilomètres du centre de la ville ocre. L’événement s’achève ce mercredi 22 juillet à midi. Techno, house, deep et electro s’y enchaînent sans interruption, sous les étoiles marocaines. De plus, il a été pensé pour les clubbers du monde entier. Le festival mise aussi sur un cadre naturel unique et une ambiance résolument cosmopolite. Cette première édition rassemble des DJ marocains et internationaux. La programmation musicale est présentée comme de très haut niveau.
Marrakech, nouvelle étape sur la carte électro mondiale
Ce nouveau rendez-vous s’inscrit dans une tradition déjà installée à Marrakech. En effet, la ville avait accueilli dès 2011 une première édition d’un festival électro du même nom. Celui-ci était alors limitée à 24 heures de musique non-stop. Cette version 2026, étendue à 48 heures, marque une montée en puissance assumée du concept. Elle confirme aussi l’ambition de Marrakech de rivaliser avec des destinations électro déjà établies. On pense notamment à Ibiza en Espagne ou au désert d’Agafay, où se tient traditionnellement l’Oasis Festival chaque automne.
Un été chargé pour la scène musicale marocaine
Ce festival s’insère dans un calendrier estival particulièrement dense au Maroc. Par exemple, Jazzablanca avait déjà rythmé Casablanca du 2 au 11 juillet, mêlant légendes internationales et jeunes révélations. Le Festival National des Arts Populaires a été créé en 1960 à l’initiative du roi Mohammed V. Il avait pour sa part célébré le patrimoine immatériel marocain à Marrakech début juillet. Cette diversité de formats, du patrimoine traditionnel à la scène électro la plus contemporaine, illustre la stratégie touristique et culturelle assumée par le royaume chérifien depuis plusieurs années.
Le tourisme culturel, moteur économique assumé
Le Maroc a fait du tourisme événementiel un axe stratégique de développement économique. Ces festivals attirent chaque été des dizaines de milliers de visiteurs internationaux. Ils génèrent ainsi des retombées significatives pour l’hôtellerie et la restauration locales. Cette dynamique s’inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent. Désormais, plusieurs pays misent sur l’économie créative et festivalière. Le Sénégal, avec sa Biennale de Dakar prévue en novembre, emprunte une voie similaire. L’Afrique du Sud lui emboîte le pas avec ses festivals de mode et de musique. Tous partagent une volonté de valorisation culturelle et économique.
Le Maroc peut-il durablement s’imposer comme destination électro mondiale, au même titre qu’Ibiza ou Tulum ?
Xolomo Tokpa

