Un violent incendie de rare ampleur s’est déclaré dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet 2026. Le drame s’est produit au troisième étage d’un immeuble situé à Simbaya École, dans la commune de Matoto à Conakry.
Ce drame a coûté la vie à quatre personnes selon les premiers témoignages recueillis sur place par les autorités. La commune de Matoto, l’une des plus peuplées de la capitale, est ainsi endeuillée par cette nouvelle tragédie urbaine.
Quatre victimes identifiées
Les victimes de cet incendie particulièrement dramatique ont pu être rapidement identifiées par les enquêteurs sur place. Marie Tolno, âgée de 60 ans, figure parmi les personnes ayant perdu la vie dans cet incendie de la nuit.
Les jumelles Nafissatou Soumaoro et Fatim Soumaoro, âgées de seulement 13 ans, sont également décédées dans le drame. Ce double décès particulièrement tragique frappe une même famille et suscite une émotion particulière dans le quartier.
Kadi Fofana, une ressortissante libérienne, complète malheureusement la liste des victimes de cet incendie meurtrier. La dimension internationale de ce drame ajoute une couche supplémentaire de complexité au dossier ouvert par les autorités.
Une origine électrique présumée
Selon les premières informations recueillies auprès des services d’enquête, l’incendie serait d’origine électrique. Cette hypothèse constitue la piste privilégiée par les enquêteurs à ce stade préliminaire des investigations.
Pris au piège par les flammes au troisième étage de l’immeuble, plusieurs occupants ont tenté de s’échapper. Certains ont ainsi essayé désespérément de fuir en sautant depuis le bâtiment en feu selon les témoignages.
Cette situation dramatique illustre l’impréparation face aux risques d’incendie dans plusieurs bâtiments résidentiels de la capitale. Les issues de secours et les dispositifs de sécurité anti-incendie font souvent défaut dans les immeubles concernés.
Le sauvetage miraculeux de M’mah Sylla
Parmi les rescapés de ce drame figure M’mah Sylla, une jeune couturière de 18 ans. Bien qu’elle ait également sauté du bâtiment pour échapper aux flammes, elle s’en est sortie miraculeusement indemne.
Ce sauvetage exceptionnel constitue l’un des rares moments d’espoir dans ce drame particulièrement lourd. Le témoignage de M’mah Sylla pourrait s’avérer précieux pour reconstituer les circonstances exactes du déclenchement de l’incendie.
Les témoignages recueillis à chaud auprès des rescapés apportent déjà de premiers éclairages sur le drame. Les enquêteurs devront toutefois croiser ces éléments avec les investigations techniques menées sur les lieux du sinistre.
Une enquête ouverte pour déterminer les causes
Les circonstances exactes de ce drame restent à établir avec précision par les enquêteurs mobilisés. Une enquête approfondie devrait permettre de déterminer les vraies causes de cet incendie meurtrier dans les prochains jours.
La piste électrique privilégiée à ce stade devra être confirmée par des analyses techniques approfondies. La conformité des installations électriques du bâtiment sera notamment examinée dans le cadre de cette enquête ouverte.
Ce drame relance également le débat sur la sécurité des habitations dans les zones urbaines de Conakry. Les autorités devront probablement communiquer sur les mesures préventives à mettre en place pour éviter la répétition de telles tragédies.
Cet incendie s’ajoute à la longue liste des drames récents ayant frappé la République de Guinée. Il intervient quelques jours après l’annonce par le ministère de l’Urbanisme de démolitions préventives contre les inondations dans la capitale.
Facinet Soumah

