Santé : le gouvernement contrôle les structures privées dès le 27 juillet

Dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement, une nouvelle opération de contrôle est lancée. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique lance une vaste opération de contrôle des structures sanitaires privées.

Cette initiative vise à renforcer la qualité, la sécurité et la régulation du système de santé national. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre des réformes engagées par les autorités pour renforcer le secteur en République de Guinée.

La relance du Comité Technique National

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique annonce officiellement la relance d’une structure de contrôle particulière. Le Comité Technique National de Lutte contre les Pratiques Médicales et Paramédicales Illégales reprend ses activités.

Cette structure lutte également contre le trafic et la contrefaçon des médicaments et autres produits de santé. Sa relance témoigne de la volonté du gouvernement d’assainir durablement le secteur sanitaire national guinéen.

Cette annonce concerne l’ensemble des promoteurs et responsables des structures médicales, paramédicales et pharmaceutiques privées. Le communiqué signé par la ministre Khaïté Sall a été publié le 23 juillet 2026 à Conakry pour officialisation.

Un déploiement national dès le 27 juillet

À travers ce communiqué, le département annonce le lancement effectif d’une vaste opération sur le terrain. À compter du lundi 27 juillet 2026, des équipes pluridisciplinaires et multisectorielles seront déployées sur toute l’étendue du territoire.

Elles auront pour mission de vérifier la conformité des structures sanitaires privées aux dispositions législatives et réglementaires. Ce contrôle systématique concernera l’ensemble des régions administratives de la République de Guinée sans exception.

Cette approche multisectorielle témoigne d’une volonté d’exhaustivité dans le contrôle des structures sanitaires privées. Les autorités entendent ainsi identifier rapidement les structures fonctionnant en dehors du cadre légal en vigueur en Guinée.

Les documents justificatifs exigés

Le ministère exhorte les promoteurs et responsables des structures concernées à préparer plusieurs documents essentiels. L’ensemble des documents justificatifs requis devra être mis à la disposition des contrôleurs mobilisés sur le terrain.

L’agrément de création et d’exploitation figure parmi les documents obligatoirement exigés lors du contrôle des équipes. Les diplômes légalisés du personnel de santé devront également être présentés aux contrôleurs mobilisés dans les régions.

Les attestations d’inscription aux ordres professionnels compétents constituent un autre document requis lors des vérifications terrain. Tout autre document administratif ou technique exigé par les contrôleurs devra également être présenté sans délai.

Des sanctions particulièrement sévères annoncées

Le ministère rappelle par ailleurs les sanctions encourues en cas de non-conformité aux dispositions légales en vigueur. Toute structure exerçant sans autorisation ou en violation des textes réglementaires s’expose à des mesures administratives immédiates.

L’article 613 du Code pénal guinéen prévoit des sanctions particulièrement sévères pour ces infractions.

Toute falsification ou contrefaçon va de 5 à 10 ans d’emprisonnement selon les dispositions pénales en vigueur. Une amende de 50 à 150 millions de francs guinéens vient également compléter les sanctions financières prévues par la loi.

Un appel à la collaboration du secteur privé

Ensuite, les autorités sanitaires appellent l’ensemble des acteurs du secteur privé à une entière collaboration. Cette collaboration active avec les équipes de contrôle constitue un pilier essentiel de la réussite de cette opération d’envergure.

Cet appel se fait dans un esprit de responsabilité et d’engagement envers la santé publique nationale. Les acteurs privés doivent faciliter le travail des équipes déployées à partir du 27 juillet prochain.

Cette opération de contrôle s’inscrit dans la vision Simandou 2040 pour un développement durable du secteur sanitaire. La qualité des soins délivrés aux populations guinéennes constitue en effet une priorité stratégique du gouvernement dirigé par le président Mamadi Doumbouya.

Facinet Soumah

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