Dans le cadre de l’opération Ouragan menée ce samedi 25 juillet 2026, la police a frappé fort. Cette opération d’envergure s’est déroulée dans la commune de Matam au cœur de la capitale guinéenne.
Les forces de sécurité engagées ont procédé à l’interpellation de 35 individus au cours de cette intervention. Trois femmes figurent parmi ces personnes interpellées durant l’opération Ouragan menée dans ce quartier stratégique de Conakry.
Une opération d’envergure à Matam
Cette nouvelle opération d’envergure s’inscrit dans la continuité de la campagne de sécurisation du Grand Conakry. La Police nationale multiplie en effet les interventions dans les communes de la capitale depuis plusieurs semaines.
Une précédente opération Ouragan avait déjà été menée le samedi 18 juillet 2026 dans la commune de Matoto. Elle avait alors permis l’interpellation de 23 personnes dont un mineur ainsi que d’importantes saisies.
Cette régularité des interventions témoigne de l’engagement des forces de sécurité pour lutter contre la délinquance urbaine. L’assainissement des quartiers particulièrement exposés constitue un objectif prioritaire pour la Direction Générale de la Police Nationale.
Des saisies particulièrement importantes
Les fouilles minutieuses effectuées au cours de l’opération ont permis d’importantes saisies de produits et objets. Dix boules de chanvre indien ont été récupérées par les agents intervenants dans la commune de Matam.
Plusieurs plaquettes de Tramadol figurent également parmi les produits saisis lors de cette opération d’envergure. Ce médicament fait régulièrement l’objet de détournements dangereux dans certains milieux urbains de la capitale guinéenne.
Deux paires de ciseaux ont également été récupérées par les agents durant les fouilles minutieuses effectuées. Ces objets tranchants constituent des indices sur les risques potentiels de violence associés aux lieux ciblés par l’opération.
Une découverte particulièrement inquiétante
Les agents ont également fait une découverte particulièrement préoccupante lors de leurs investigations sur le terrain. Un gilet pare-balles et une chemise militaire ont été retrouvés dans un temple situé en bordure de mer.
Cette découverte de matériel militaire dans un lieu de culte constitue un élément particulièrement inquiétant. Elle soulève de nombreuses interrogations sur les activités menées dans cet endroit isolé du littoral de la capitale.
Une pépinière de chanvre indien a également été mise au jour au cours de cette opération. Cette découverte témoigne de l’existence d’une organisation structurée pour la production locale de substances prohibées à Matam.
Une mobilisation des unités saluée
La Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) félicite l’ensemble des unités engagées dans cette opération. Le professionnalisme démontré par les forces de sécurité sur le terrain a été particulièrement mis en valeur par la DGPN.
L’institution policière encourage ses unités à maintenir cette dynamique dans la lutte contre la criminalité urbaine. Cette mobilisation constante des forces de sécurité constitue un pilier essentiel de l’assainissement du Grand Conakry annoncé.
La DGPN rappelle enfin aux populations l’importance de leur collaboration active avec les forces de sécurité nationales. Le numéro vert 117 reste accessible gratuitement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour signaler toute activité suspecte. Cette collaboration citoyenne demeure un pilier essentiel de la sécurisation durable des quartiers de la capitale guinéenne.
Facinet Soumah

