Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia s’est publiquement exprimé. Aly Sylla a apporté d’importantes clarifications sur les circonstances du décès du jeune Mamadou Djouma Bah.
Cette déclaration intervient dans un contexte particulier de vives interrogations sur les conditions de la détention. Le procureur défend fermement la conformité de la procédure judiciaire suivie dans cette affaire particulièrement sensible.
Une prise en charge médicale immédiate
Selon le procureur, la dégradation de l’état de santé du jeune homme est intervenue le samedi 12 juillet 2026. Cet incident s’est produit alors que Mamadou Djouma Bah était placé en détention à la maison d’arrêt de Kindia.
Face à cette urgence médicale, les autorités pénitentiaires ont immédiatement transféré le prévenu vers un hôpital. Cette prise en charge rapide a permis d’offrir au jeune homme les soins spécialisés que nécessitait son état.
Le certificat médical établi par la structure hospitalière a révélé les pathologies dont il souffrait effectivement. Mamadou Djouma Bah était atteint de drépanocytose SS et d’hypertension artérielle, deux affections graves nécessitant un suivi rigoureux.
Une peine plus légère que la réquisition
Le procureur a également apporté des précisions importantes sur les aspects strictement judiciaires du dossier. Ces éclaircissements visent à démontrer la conformité totale de la procédure suivie face aux allégations circulant sur les réseaux sociaux.
Le ministère public avait initialement requis trois mois d’emprisonnement contre le prévenu poursuivi pour fraude au Baccalauréat. Le tribunal a toutefois retenu une peine plus légère, en le condamnant finalement à un mois d’emprisonnement ferme.
Cette différence entre la réquisition initiale et la peine effectivement prononcée témoigne de la juste appréciation judiciaire. Elle démontre également que la juridiction a pris en compte l’ensemble des éléments du dossier avant sa décision définitive.
Une compétence juridictionnelle défendue
Le procureur a également répondu aux critiques concernant la compétence de la juridiction correctionnelle dans cette affaire. Aly Sylla a clairement écarté l’idée que le tribunal pour enfants aurait dû connaître de ce dossier.
L’ordonnance de renvoi indiquait précisément que le prévenu était né en 1997, ce qui excluait sa qualité de mineur. Le procureur a précisé qu’aucun élément versé au dossier ne remettait en cause cette information sur l’âge du prévenu.
Cette précision est particulièrement importante compte tenu du fait que Mamadou Djouma Bah était en réalité âgé de 29 ans. Cette information contredit certaines allégations selon lesquelles le jeune homme aurait été mineur au moment des faits reprochés.
Un décès survenu le lundi 21 juillet à 23h
Aly Sylla a également apporté des précisions détaillées sur le moment exact du décès du prévenu concerné. Le décès de Mamadou Djouma Bah est survenu le lundi 21 juillet 2026 aux environs de 23 heures selon les précisions.
Cette information vient compléter les données déjà communiquées par le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry. Le communiqué du 23 juillet dernier avait déjà annoncé l’appel du jugement suite au décès du jeune homme.
L’inhumation a été organisée le mardi 22 juillet 2026 sous la supervision directe des autorités judiciaires guinéennes. Cette supervision témoigne de la volonté de conformité procédurale des autorités jusqu’aux ultimes moments de cette affaire particulièrement sensible.
Facinet Soumah

