Examens 2026 : le syndicat menace de boycotter en Guinée

Alors que les autorités scolaires affûtent leurs armes pour un bon déroulement des examens nationaux, le monde syndical alerte. Plusieurs responsables syndicaux dénoncent le retard accusé dans l’exécution des engagements pris par les autorités gouvernementales.

Cette menace de boycott des examens nationaux 2026 vient assombrir les perspectives de la fin d’année scolaire. La mobilisation des enseignants contractuels non retenus pourrait avoir de lourdes conséquences sur la continuité du service éducatif national.

Un ultimatum de 48 heures lancé au gouvernement

Elhadj Mamadou Diacka Sow porte-parole national des enseignants contractuels non retenus s’est exprimé avec fermeté. Il est également membre de la commission nationale chargée du traitement des dossiers au compte de la FSPE.

« Nous le disons, nous insistons et nous persistons », a-t-il déclaré pour appuyer ses propos. Le syndicaliste a rappelé que les enseignants contractuels attendent depuis longtemps la concrétisation des engagements pris par les autorités.

« Si toutefois le gouvernement ne prend pas ses responsabilités dans les jours à venir, nous allons boycotter les examens nationaux », a-t-il prévenu. Cet ultimatum traduit l’exaspération grandissante au sein de la communauté éducative contractuelle guinéenne.

Trois ministres directement interpellés

Le porte-parole a directement interpellé plusieurs membres du gouvernement guinéen sur cette épineuse question. Il a cité nommément le ministre Mory Condé, le ministre de l’Éducation Alpha Bacar et le ministre François Bourouno.

« Nous invitons le gouvernement guinéen à prendre toutes les dispositions nécessaires dans les 48 heures », a-t-il insisté. Ce délai ultime traduit l’urgence de la situation pour les enseignants contractuels non retenus en attente.

Cette interpellation publique vise à placer les responsables politiques face à leurs responsabilités institutionnelles. Le sort d’une partie importante du corps enseignant guinéen dépend désormais de la réactivité gouvernementale dans les prochaines heures.

Une mission de vérification toujours attendue

À en croire le syndicaliste, un accord avait été trouvé autour d’une mission de vérification sur le terrain. Cette mission devait permettre d’identifier les enseignants concernés et de corriger les anomalies relevées dans les fichiers.

L’objectif de cette opération était de produire une liste consensuelle pour clarifier définitivement la situation des contractuels. Malheureusement, cette mission cruciale tarde encore à se mettre en route sur le terrain selon les syndicalistes.

Ce retard administratif alimente la frustration des enseignants concernés qui attendent une régularisation de leur statut professionnel. La lenteur observée dans l’exécution de cet engagement risque de cristalliser durablement les tensions sociales.

L’appel pressant du SLECG aux ministères

Mohamed Bangoura, porte-parole du SLECG, a également pris la parole pour appuyer les revendications syndicales. Il est également membre de la commission technique chargée du recrutement des contractuels communaux non retenus.

« Nous interpellons le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et celui de l’Emploi et du Travail », a-t-il déclaré. Il demande à ces départements de prendre toutes les dispositions nécessaires dans un délai de 48 heures.

« Il faut que les commissions quittent Conakry pour rassurer les enseignants sur le terrain », a-t-il insisté avec fermeté. Cette présence physique des missionnaires constitue selon lui un signal indispensable pour restaurer la confiance.

Le risque d’une rupture de confiance

Pour le porte-parole du SLECG, la situation actuelle menace gravement la relation entre les autorités et les enseignants. « Si un enseignant décide de boycotter les examens, c’est tout le pays qui en pâtira », a-t-il averti.

Il prévient également d’une éventuelle rupture de confiance entre les enseignants et les autorités gouvernementales. « S’ils ne voient pas arriver les missionnaires, ce sera la rupture de confiance », a-t-il martelé devant la presse.

Le syndicaliste estime par ailleurs que les enseignants seraient légitimes à recourir au boycott des examens. « S’ils boycottent, personne ne pourra les condamner, car ils sont dans leur droit », a-t-il argumenté avec assurance.

Des avancées reconnues malgré tout

Mohamed Bangoura reconnaît toutefois certaines avancées dans le traitement administratif des dossiers des enseignants contractuels. Cette nuance importante apportée par le syndicaliste témoigne d’une certaine objectivité dans l’analyse de la situation actuelle.

« Nous avons corrigé beaucoup d’anomalies dans les fichiers reçus », a-t-il précisé devant les journalistes présents. Ce travail technique a permis d’assainir une partie des dossiers en attente de traitement définitif par les autorités.

Toutefois, le syndicaliste estime que les lenteurs administratives risquent d’avoir de lourdes conséquences sociales. « Il y a une inquiétude réelle parce que ces enseignants attendent depuis la signature du protocole d’accord du 3 janvier 2026 », explique-t-il.

Sauver l’année académique avant tout

Conscients des effets négatifs d’un éventuel boycott sur l’école guinéenne, les responsables syndicaux multiplient les appels au gouvernement. Ils demandent au pouvoir exécutif d’agir rapidement pour éviter une perturbation majeure des examens nationaux.

L’objectif affiché est de préserver l’année scolaire en cours et la régularité des examens nationaux 2026. Les enjeux éducatifs dépassent en effet largement les seules revendications catégorielles portées par les organisations syndicales actuellement.

« Il faut sauver l’année académique, il faut sauver les examens nationaux », a conclu Mohamed Bangoura avec gravité. Cette formule résume l’urgence d’une intervention gouvernementale rapide pour éviter une crise éducative majeure en Guinée.

Le compte à rebours est lancé

Le compte à rebours est désormais lancé pour les autorités gouvernementales appelées à réagir rapidement. Les 48 heures fixées par les syndicats placent les ministres concernés face à leurs responsabilités politiques immédiates.

La réussite des examens nationaux 2026 dépend désormais largement de la réactivité ministérielle dans les heures à venir. Toute défaillance dans l’exécution des engagements pris pourrait avoir des conséquences durables sur l’école guinéenne dans son ensemble.

L’opinion publique guinéenne suivra avec attention l’évolution de cette situation dans les prochains jours. Le sort de milliers de candidats aux examens nationaux dépend en partie de l’issue de cette confrontation syndicale.

Facinet Soumah

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