Le procès de l’influenceuse Maya la Solution et de l’artiste Yama Sega s’est ouvert ce lundi 20 avril 2026 devant le tribunal de première instance de Mafanco. Cette audience intervient peu après leur comparution devant le parquet de Mafanco, qui a décidé de qualifier les faits de flagrant délit. Les deux femmes sont poursuivies pour des injures et menaces proférées via un système informatique.
Le ministère public, représenté par Ibrahima Kanfory Camara, a requis une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de chacune des prévenues, accompagnée d’une amende de 30 millions de francs guinéens.Dans ses réquisitions, le parquet a dénoncé des faits jugés « impensables et inimaginables », estimant qu’ils ont profondément choqué l’opinion publique.
Le représentant du ministère public a exprimé son indignation face à l’usage des réseaux sociaux, qu’il considère comme un espace de dérive pour certains utilisateurs. Il a notamment souligné que les propos incriminés, diffusés en direct, restent difficiles à effacer et portent atteinte à l’image ainsi qu’à la dignité du pays. Il a également insisté sur le rôle social de la femme, qu’il a qualifiée d’éducatrice, estimant que les prévenues auraient dû promouvoir des messages constructifs plutôt que de tenir des propos injurieux et choquants.
Concernant les excuses présentées par les deux accusées, le parquet les a jugées peu convaincantes, affirmant qu’elles avaient reconnu les faits et s’étaient « fait justice elles-mêmes ». Il a ainsi demandé au tribunal de les déclarer coupables et de prononcer les peines requises.Aux alentours de 16 heures, la défense a pris la parole.
Représentées par Me Paul Yomba Kourouma, les deux prévenues ont sollicité la clémence du tribunal.
Facinet Soumah

