Guinée : 11 kg de cocaïne et 9 500 dollars saisis, deux présumés trafiquants arrêtés par les services spéciaux

Une opération présentée officiellement ce lundi

Ce lundi 20 avril 2026, le Secrétariat général à la Présidence chargé des Services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé a présenté officiellement deux présumés trafiquants de cocaïne. L’un est guinéen, l’autre est un expatrié français d’origine algérienne. L’opération a permis la saisie de 11 kg de cocaïne et de 9.500 dollars américains. Le commissaire divisionnaire Foromo Soropogui a détaillé les étapes de l’enquête, menée sous instruction du Secrétariat général à la Présidence avec l’aval du parquet compétent.

Premier cas : un Franco-Algérien pris en filature à Conakry

Le premier dossier concerne Wassim Boultif, de nationalité française et d’origine algérienne. Surveillé pendant 72 heures, il a été interpellé le 3 avril 2026 à 15 heures en possession de cocaïne et de 9.500 dollars américains. Son téléphone portable contenait des éléments accablants : vidéos d’emballage de drogue, photographies, messages écrits et vocaux, et traces de transactions financières. La drogue aurait transité par une chambre à Kipé avant d’être acheminée vers l’aéroport. Le suspect nie être le propriétaire de la drogue tout en reconnaissant certains faits liés à ses déplacements.

Deuxième cas : un kilo saisi en flagrant délit à Kamsar

Le second dossier a conduit les services spéciaux à Kamsar. Younoussa Bangoura y a été interpellé en flagrant délit, en possession d’un kilogramme de cocaïne dissimulé sous sa veste. Lors de son interrogatoire, il a désigné un certain Yoye Keita comme fournisseur présumé. Ce dernier a été interpellé à Boké. D’autres complices identifiés sont actuellement recherchés. Younoussa Bangoura a reconnu librement les faits. « C’est un kilo de cocaïne qu’on a saisi sur moi. C’est mon oncle qui m’a demandé d’aller chercher ça au port. Cette drogue a duré avec moi pendant une semaine », a-t-il déclaré.

Un appel à la mobilisation collective

Les autorités ont conclu leur présentation par un appel à la population. La lutte contre le crime organisé ne peut reposer uniquement sur les forces de sécurité. La collaboration citoyenne est présentée comme un maillon essentiel pour prévenir et combattre les activités illicites qui menacent la stabilité et la santé publique du pays.

Facinet Soumah

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