Le gouvernement de la République de Guinée franchit une nouvelle étape dans sa politique de moralisation de l’administration publique. Le ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique a procédé à la radiation définitive de 1 395 agents pour abandon de poste, à l’issue d’une vaste opération de contrôle du fichier de la fonction publique.
Cette décision s’inscrite dans le cadre du processus d’assainissement engagé par les autorités afin d’identifier et d’écarter les agents ne respectant plus leurs obligations professionnelles.
Les fonctionnaires concernés, issus de plusieurs administrations publiques, ont été reconnus coupables d’abandon de poste à l’issue des vérifications conduites par les services compétents. À travers cette mesure, le gouvernement entend renforcer la discipline administrative, améliorer la gestion des ressources humaines de l’État et garantir une utilisation plus rigoureuse des deniers publics.
Cette opération devrait également avoir un impact significatif sur la maîtrise de la masse salariale de l’État. En mettant fin au paiement de salaires à des agents absents de leurs postes, les autorités espèrent dégager des marges budgétaires susceptibles d’être réaffectées à d’autres priorités de l’administration.
Pilotée par le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, cette campagne s’inscrit dans le vaste programme de réformes impulsé par le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui ambitionne de doter la Guinée d’une administration plus performante, plus crédible et fondée sur les principes de responsabilité et de mérite.
Cette nouvelle vague de radiations fait suite à d’autres opérations de contrôle menées ces derniers mois. Le ministère avait notamment identifié 652 agents publics présentant diverses irrégularités administratives, en particulier des incohérences liées à leur lieu de résidence. À titre conservatoire, leurs rémunérations avaient été suspendues en attendant l’issue des vérifications engagées.
À travers ces différentes mesures, les autorités de conakry réaffirment leur volonté de poursuivre l’assainissement du fichier de la fonction publique et de renforcer la gouvernance administrative, dans un contexte marqué par une volonté affichée de moderniser l’appareil d’État.
Facinet Soumah

