En prélude au lancement des examens nationaux session 2026, le ministre de l’Éducation nationale s’est exprimé publiquement. Alpha Bacar Barry a tenu à rassurer les candidats, les parents d’élèves ainsi que l’ensemble des acteurs du système éducatif guinéen.
Le ministre était l’invité du Journal Télévisé de 20h30 de la RTG ce dimanche 14 juin 2026. Il y a affirmé que toutes les conditions sont déjà mises en place pour le bon déroulement des différentes évaluations nationales.
Une mobilisation logistique et sécuritaire renforcée
Aux dires du ministre Alpha Bacar Barry, les préparatifs sont désormais achevés sur l’ensemble du territoire national guinéen. Les dispositifs logistiques, sécuritaires, pédagogiques et organisationnels ont été renforcés pour garantir des examens crédibles.
Cette mobilisation tous azimuts vise à offrir aux candidats des conditions optimales dans les centres retenus à travers le pays. Le gouvernement entend ainsi démontrer son engagement en faveur de la qualité du système éducatif national guinéen.
L’accent particulier mis sur la dimension sécuritaire témoigne de la volonté des autorités d’éviter tout incident pendant les épreuves. Les forces de défense et de sécurité seront mobilisées en appui des équipes pédagogiques durant toute la période.
Près de 600 000 candidats attendus dans les centres
Pour cette session 2026, ce sont au total 595 449 candidats qui prendront part aux différentes évaluations nationales. Ce chiffre considérable témoigne de l’ampleur du défi organisationnel relevé par le ministère de tutelle.
Parmi ces candidats, le ministère recense 281 486 filles, soit près de 47 % de l’effectif total inscrit. Cet effectif témoigne, selon les autorités éducatives, des efforts consentis en faveur du maintien des jeunes filles à l’école.
La parité progressive observée dans ces statistiques constitue un indicateur encourageant pour le système éducatif guinéen. Les politiques publiques en faveur de la scolarisation des filles semblent ainsi porter leurs fruits année après année.
Le coup d’envoi prévu ce lundi 15 juin
Le calendrier officiel des examens nationaux 2026 démarre dès ce lundi 15 juin 2026 sur l’ensemble du territoire. Le coup d’envoi sera donné avec les examens de sortie de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.
Ces premières épreuves seront suivies par les autres examens nationaux selon un planning rigoureusement établi. Le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) et le Baccalauréat suivront cette ouverture officielle des évaluations nationales.
L’organisation séquentielle des différents examens permet une mobilisation optimale des ressources humaines et matérielles. Cette approche méthodique vise à garantir un déroulement serein pour chaque catégorie de candidats engagée dans le processus.
Une lutte renforcée contre la fraude
Au cours de sa communication télévisée, Alpha Bacar Barry a longuement insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité des examens. Cette préoccupation constitue désormais une priorité majeure du département de l’Éducation nationale en Guinée.
Le ministre a réitéré l’engagement ferme de son département à lutter contre toute forme de fraude durant les épreuves. Cette détermination affichée vise à garantir que les résultats reflètent uniquement les compétences et performances réelles des candidats.
Les mesures anti-fraude déployées cette année ont été significativement renforcées par rapport aux sessions précédentes. L’utilisation de technologies modernes et le renforcement de la surveillance humaine constituent les principaux axes de cette stratégie nationale.
Une publication accélérée des résultats annoncée
Le ministre a également annoncé des mesures visant à accélérer le traitement des copies des candidats après les épreuves. Cette accélération doit permettre une publication plus rapide des résultats officiels par le ministère de tutelle.
Cette annonce répond à une attente forte des candidats et de leurs familles, traditionnellement frustrés par les longs délais. La réduction du temps de correction et de proclamation constitue un engagement important pris par les autorités éducatives.
Alpha Bacar Barry a par ailleurs évoqué l’organisation d’une session de rattrapage destinée à certains candidats du baccalauréat. Cette mesure exceptionnelle devrait permettre à des candidats ayant échoué de tenter une seconde chance dans des conditions équitables.
Sanctions à venir après un incident de violence
Le ministre a abordé un récent incident de violence enregistré dans un établissement scolaire guinéen. Cette affaire avait suscité de l’émotion dans l’opinion publique nationale au cours des derniers jours.
Alpha Bacar Barry a précisé qu’aucune décision d’exclusion définitive n’avait été prise à l’encontre des élèves concernées. Toutefois, il a assuré que les dispositions disciplinaires prévues par les textes seraient effectivement appliquées dans cette affaire.
Quant à l’enseignant impliqué dans cette affaire, il fera également l’objet de sanctions appropriées selon les textes en vigueur. Le ministère affiche ainsi sa volonté de faire respecter la discipline tant chez les élèves que chez les enseignants.
Un appel à la responsabilité collective
Pour conclure son intervention télévisée, Alpha Bacar Barry a lancé un appel à la responsabilité collective. Il a invité les parents, les enseignants et les encadreurs à accompagner activement les candidats durant cette période décisive.
L’ensemble des citoyens guinéens est également appelé à contribuer au bon déroulement de cette session 2026. Cette mobilisation sociétale doit créer un environnement propice à la réussite des candidats engagés dans les épreuves.
Le ministre a réaffirmé l’ambition des autorités de bâtir une école fondée sur la discipline, le mérite et l’équité. L’excellence académique constitue désormais le cap fixé par le département de l’Éducation pour les années à venir.
Une session qui se déroule sous tension
Cette session 2026 intervient dans un contexte éducatif particulièrement sensible pour le système national guinéen. Le ministre Alpha Bacar Barry faisait également face à la menace de boycott des examens par certains enseignants contractuels.
Les enseignants contractuels non retenus avaient lancé un ultimatum de 48 heures au gouvernement le 4 juin dernier. Cette mobilisation syndicale concernait l’exécution d’un protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 avec les autorités.
L’intervention télévisée du ministre semble vouloir rassurer sur la maîtrise globale des préparatifs malgré ce contexte tendu. Le bon déroulement effectif des épreuves dans les prochains jours constituera le véritable test de cette mobilisation gouvernementale.
Facinet Soumah

