Moins de 72 heures après avoir recouvré la liberté, Aliou Badra Koné est retombé dans les filets de la justice. l’ex- président de la délégation spéciale de Matam a été interpellé à son domicile, ce dimanche 14 juin 2026, dans une opération menée par cinq pickups de la police nationale. L’ordre, émanant du procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, a été exécuté avec célérité.
Conduit sous forte escorte, rapporte notre source, Badra Koné a été acheminé à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) de Kaloum, où il est actuellement entendu par les enquêteurs. Le dispositif sécuritaire a été renforcé autour des locaux de la police judiciaire.
Une liberté de courte durée
Cette nouvelle interpellation intervient alors que l’élu local avait bénéficié d’une mise en liberté le 11 juin dernier, une mesure à laquelle le parquet spécial s’était opposé, invoquant l’insuffisance de la caution et le risque de dissimulation de preuves. Le procureur Charles Wright, qui a promis une « traque sans répit » contre la délinquance économique, maintient la pression judiciaire dans ce dossier de présumé détournement de deniers publics.
Un climat politique sous tension
Ce rebondissement survient à l’approche d’échéances électorales majeures où Badra Koné figure comme tête de liste de premier plan pour sa formation politique. Ses partisans dénoncent déjà ce qu’ils qualifient de manœuvre visant à l’écarter de la scène politique.
Facinet Soumah

