Niger : violents tirs à l’aube près de l’aéroport de Niamey

Des tirs violents à l’arme lourde sont entendus depuis l’aube ce jeudi 18 juin 2026 à Niamey. La zone concernée est celle de l’aéroport international Diori Hamani de la capitale nigérienne.

Les tirs se poursuivaient encore en matinée selon les informations communiquées par les services de sécurité. L’ensemble de la zone aéroportuaire reste actuellement bouclée par les autorités nigériennes en alerte maximale.

Des assaillants ont pénétré dans la zone aéroportuaire

Selon les informations rapportées par RFI, des assaillants ont réussi à accéder à la zone aéroportuaire ce jeudi. Les forces de défense et de sécurité du Niger sont actuellement en état d’alerte maximale dans toute la capitale.

L’identité précise des assaillants reste à confirmer à ce stade des investigations en cours. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités nigériennes concernant cette nouvelle attaque d’envergure.

Une attaque similaire en janvier 2026

Fin janvier 2026, l’aéroport de Niamey et la base militaire attenante avaient déjà été pris pour cible. Cette première attaque d’ampleur avait été revendiquée par la suite par le groupe État islamique au Sahel.

Elle avait alors été repoussée par les Forces armées nigériennes (FAN) et leurs partenaires russes engagés au Niger. Cette précédente attaque avait fait quatre blessés et de nombreux dégâts matériels selon les autorités nigériennes.

Les déclarations du général Abdourahamane Tiani

Le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire issu du coup d’État du 26 juillet 2023, avait alors réagi. Il avait évoqué « une faille dans le dispositif » qui « a permis l’attaque » de janvier 2026 contre l’aéroport.

L’objectif de l’attaque était selon lui « de détruire toutes les capacités aériennes » de l’armée du Niger. Le général s’en était alors pris à ceux qu’il a appelés « les sponsors de ces mercenaires ».

Il avait notamment cité le président français Emmanuel Macron et le président ivoirien Alassane Ouattara. Le président béninois Patrice Talon, auquel a succédé Romuald Wadagni le 24 mai 2026, était également visé par ces accusations.

« Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu’ils s’apprêtent à nous écouter rugir », avait alors prévenu le général Tiani.

Facinet Soumah

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