Mamou : le chauffeur reconnaît sa vitesse excessive, procès renvoyé au 28 juillet

Le procès de Mamadou Saliou Diallo s’est ouvert ce mardi 7 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de Mamou. Le citoyen est poursuivi pour homicide involontaire et destruction de biens privés par accident de la circulation.

Le prévenu est poursuivi pour des faits prévus et punis par les articles 216, 217 et 523 du Code pénal. Ces poursuites font suite à l’accident survenu à Djarrabaka, qui a coûté la vie à 15 personnes selon le bilan officiel initial.

Une audience dans une salle comble

L’audience s’est déroulée dans une salle comble ce mardi matin au Tribunal de première instance de Mamou. Les familles des victimes et les proches de l’accusé étaient présents pour suivre ce procès particulièrement attendu.

Des autorités religieuses et coutumières se sont également déplacées pour assister aux débats judiciaires. Les représentants des syndicats de transport et de chauffeurs ont également fait le déplacement pour cette audience importante.

Les forces de défense et de sécurité ainsi que de nombreux citoyens ont complété cette assistance nombreuse. Cette forte mobilisation témoigne de l’émotion collective suscitée par ce drame routier survenu il y a une semaine.

Le chauffeur reconnaît sa responsabilité

Appelé à la barre par le président de l’audience, Mamadou Yaya Sow, le prévenu s’est présenté. Le chauffeur âgé de 24 ans a reconnu être à l’origine de l’accident dramatique du 29 juin 2026.

Il a toutefois affirmé qu’il s’agissait d’un acte purement involontaire de sa part durant le trajet. Cette reconnaissance immédiate des faits témoigne d’une certaine coopération du prévenu avec la procédure judiciaire engagée.

Interrogé sur les circonstances du drame, notamment sur sa vitesse au moment des faits, l’accusé a admis. Mamadou Saliou Diallo a reconnu avoir roulé à une vitesse excessive juste avant la violente collision de Djarrabaka.

Questionné sur les accusations de fuite après l’accident, il a fermement rejeté cette version. Le chauffeur soutient qu’il s’était présenté de lui-même aux autorités compétentes immédiatement après le drame survenu.

Des questions sur les substances consommées

Le tribunal s’est également intéressé à son état au moment de la conduite du poids lourd. Le prévenu a été invité à préciser s’il avait consommé de l’alcool ou d’autres substances avant l’accident.

Les boissons énergisantes populaires telles que « Commandos », « 24H » ou « Vandame » ont notamment été évoquées. Le prévenu a répondu avec une certaine hésitation qu’il n’avait rien consommé selon les termes rapportés.

Cette réponse hésitante pourrait faire l’objet d’investigations complémentaires dans la suite de la procédure judiciaire. Les circonstances exactes de l’accident continueront ainsi d’être scrutées durant les prochaines phases du procès en cours.

Le témoignage bouleversant d’un père de famille

Les parties civiles ont également été entendues durant cette première audience du procès à Mamou. L’un des moments les plus émouvants est intervenu lorsqu’un père de famille s’est présenté à la barre.

Ce père avait perdu son épouse et ses quatre enfants dans la tragédie de Djarrabaka. Cinq membres de sa famille ont ainsi péri lors de cette violente collision survenue dans la nuit du 29 juin.

Il a réclamé une indemnisation de trois milliards de francs guinéens en réparation du préjudice subi. À l’issue des débats, le tribunal a renvoyé l’affaire au 28 juillet 2026 pour permettre à NSIA Assurances, assureur du véhicule impliqué, de comparaître dans un délai de vingt jours.

Facinet Soumah

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