À compter de ce 1er juillet 2026, une grande partie des activités de pêche sera mise à l’arrêt dans les eaux guinéennes. Face à l’érosion des ressources halieutiques et aux défis de préservation de la biodiversité marine, le gouvernement agit.
La campagne nationale de repos biologique 2026 constitue une mesure stratégique majeure adoptée par les autorités. Elle vise à permettre la régénération des espèces marines et à garantir la sécurité alimentaire nationale à long terme.
Une déclaration officielle du ministre Fassou Théa
À travers une déclaration officielle rendue publique ce mardi 30 juin 2026, le ministre s’est exprimé. Fassou Théa, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, a précisé les modalités de cette période de suspension.
Cette période de repos biologique s’étendra du 1er juillet au 31 août 2026 sur toute la durée. Elle a été instaurée conformément aux dispositions du Code de la pêche maritime et à la politique nationale.
La gestion durable des ressources halieutiques constitue désormais une priorité stratégique affichée par le gouvernement guinéen. Cette mesure s’inscrit dans une vision de long terme portée par les autorités de Conakry.
Une décision fondée sur des données scientifiques
Selon le ministre Fassou Théa, cette décision repose sur les recommandations des services techniques nationaux. Les données scientifiques mettent également en évidence la nécessité de protéger les cycles de reproduction des espèces marines.
« Cette mesure vise à permettre la reproduction des espèces », a-t-il déclaré publiquement lors de son intervention. « La reconstitution des stocks halieutiques et la préservation durable de notre patrimoine marin » figurent également parmi les objectifs.
Une suspension ciblée sur la pêche industrielle
Pendant toute la durée du repos biologique, les activités de pêche industrielle et semi-industrielle seront strictement suspendues. La zone concernée s’étend entre la ligne de base et les 60 milles nautiques des côtes guinéennes.
En revanche, la pêche artisanale restera autorisée durant l’ensemble de la période de repos biologique. Cette exception vise à assurer la continuité de l’approvisionnement des marchés nationaux en produits halieutiques.
Cette autorisation permet également de préserver les revenus des communautés de pêcheurs traditionnels installées le long du littoral. Ces derniers constituent une composante essentielle de l’économie locale et de la sécurité alimentaire des populations côtières.
Des mesures pour préserver le pouvoir d’achat
Conscient des inquiétudes que pourrait susciter cette suspension, le gouvernement a pris des dispositions particulières. Les préoccupations concernent notamment l’évolution des prix et la disponibilité du poisson sur les marchés nationaux.
« Toutes les mesures ont été prises afin de garantir la disponibilité des produits halieutiques », a assuré Fassou Théa. La préservation du pouvoir d’achat des ménages guinéens constitue une préoccupation prioritaire du gouvernement en cette période.
Le CNSP mobilisé pour le contrôle
Les autorités préviennent également qu’aucun manquement ne sera toléré durant cette période de repos biologique. Le Centre national de surveillance et de police des pêches (CNSP) sera pleinement mobilisé sur le terrain.
L’appui des Forces de défense et de sécurité viendra renforcer les opérations de contrôle sur l’ensemble des eaux maritimes. Toute infraction à la réglementation fera l’objet de sanctions conformément aux lois en vigueur en République de Guinée.
Le ministre a appelé les armateurs, pêcheurs et opérateurs économiques à faire preuve de responsabilité collective. « Préserver nos ressources aujourd’hui, c’est garantir la sécurité alimentaire », a-t-il conclu, évoquant une économie bleue forte et prospère.
Facinet Soumah

