Un verdict lourd vient d’être prononcé dans un dossier de trafic international de stupéfiants. Cette affaire démontre une fois de plus la présence d’un trafiquant cocaïne Guinée Mafanco impliqué dans des réseaux internationaux. Le Tribunal de première instance de Mafanco, à Conakry, a rendu sa décision ce lundi 27 avril 2026. Le ressortissant nigérian Eze Manfrod John a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour transport de cocaïne à destination de l’Europe.
Un trafiquant pris la main dans le sac
Âgé de 53 ans, le prévenu a été reconnu coupable de faits particulièrement graves. Il avait ingéré 68 boulettes de cocaïne dans le but de les acheminer vers la France. Cette méthode dite des « mules » est régulièrement utilisée par les réseaux de trafiquants internationaux.
L’accusé est détenu à la maison centrale de Conakry depuis le 12 mai 2025. Il comparaissait depuis vendredi devant la juridiction criminelle de Mafanco. Le procès a permis de mettre en lumière les ramifications d’un trafic d’envergure internationale.
Une défense centrée sur la vulnérabilité
À la barre, Eze Manfrod John a livré sa version des faits aux juges. Il a soutenu être arrivé en Guinée à l’invitation d’un proche, sans connaître les véritables intentions de ce dernier. Il aurait découvert la nature criminelle de la mission après son arrivée sur le sol guinéen.
L’accusé a expliqué avoir accepté de convoyer la drogue en raison de difficultés liées à son état de santé. Après avoir ingéré les capsules de cocaïne, il s’était rendu à l’aéroport international de Conakry. C’est lors de l’embarquement vers la France qu’il a été interpellé par les services de sécurité guinéens.
Une peine inférieure aux réquisitions du parquet
Le ministère public avait requis une peine particulièrement sévère contre le prévenu. Le procureur avait demandé quinze ans de réclusion criminelle pour sanctionner ces faits graves. L’accusation a dénoncé le caractère transnational du trafic et son impact sur la sécurité publique.
La défense a, de son côté, plaidé des circonstances atténuantes en faveur de son client. Les avocats ont notamment mis en avant les conditions de son recrutement par le réseau. Après délibération, le tribunal a finalement retenu une peine de dix ans de réclusion criminelle. La décision est assortie de la destruction des stupéfiants saisis lors de l’interpellation.
Un signal fort dans la lutte contre le narcotrafic
Cette décision de la justice guinéenne s’inscrit dans un contexte particulier de lutte renforcée contre les stupéfiants. Les autorités multiplient les opérations pour endiguer les flux illicites transitant par le territoire guinéen. La Guinée est régulièrement utilisée comme zone de transit par les réseaux internationaux.
Le verdict prononcé envoie un message clair aux trafiquants opérant dans la région. Les juridictions guinéennes affichent désormais une fermeté croissante dans le traitement de ces dossiers. Cette tendance s’inscrit dans une dynamique régionale de coopération judiciaire en matière de lutte antidrogue.
Facinet Soumah

