Alors que les autorités scolaires affutent leurs armes pour un bon déroulement des examens nationaux, le monde syndical alerte sur un possible boycotte. Elhadj Mamadou Diacka Sow, porte-parole national des enseignants contractuels non retenus et membre de la commission nationale chargée du traitement des dossiers au compte de la FSPE, dénonce le retard accusé dans l’exécution des engagements pris par les autorités.
« Nous le disons, nous insistons et nous persistons. Nous avons fait attendre ces enseignants contractuels pendant longtemps. Si toutefois le gouvernement, à travers les ministères en charge de ce dossier, ne prend pas ses responsabilités dans les jours à venir, nous allons boycotter les examens nationaux. Donc, nous invitons le gouvernement guinéen, à travers le ministre Mory Condé, le ministre de l’éducation Alpha Bacar et le ministre François Bourouno de prendre toutes les dispositions nécessaires dans les 48 heures », a-t-il lancé.
A en croire le syndicaliste, un accord avait été trouvé autour d’une mission de vérification sur le terrain afin d’identifier les enseignants concernés, corriger les anomalies et produire une liste consensuelle. Malheureusement, cette mission tarde encore à se mettre en route.
Pour le porte-parole du SLECG, cette mission est plus que nécessaire aujourd’hui. « Nous interpellons le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et celui de l’Emploi et du Travail pour qu’ils prennent toutes les dispositions nécessaires dans les 48 heures. Il faut que les commissions quittent Conakry pour rassurer les enseignants sur le terrain. Si un enseignant décide de boycotter les examens, c’est tout le pays qui en pâtira. S’ils ne voient pas arriver les missionnaires, ce sera la rupture de confiance. S’ils boycottent, personne ne pourra les condamner, car ils sont dans leur droit. Nous ne pouvons pas rester à Conakry et continuer le toilettage des fichiers sans effectuer de déplacement sur le terrain », a fait savoir Mohamed Bangoura, porte-parole du syndicat et membre de la commission technique chargée du recrutement des contractuels communaux non retenus, qui reconnaît tout de même des avancées dans le traitement des dossiers, mais estime que les lenteurs administratives risquent d’avoir de lourdes conséquences.
« Nous avons corrigé beaucoup d’anomalies dans les fichiers reçus. Mais aujourd’hui, il y a une inquiétude réelle parce que ces enseignants attendent depuis la signature du protocole d’accord du 3 janvier 2026 », explique-t-il.
Conscient des effets négatifs de ce boycott, s’il a lieu, sur l’école guinéenne, les responsables syndicaux appellent le Gouvernement à agir rapidement afin d’éviter une perturbation des examens nationaux et de préserver l’année scolaire. « Il faut sauver l’année académique, il faut sauver les examens nationaux », conclut Mohamed Bangoura.
Facinet Soumah

