Une génération fondatrice qui s’efface peu à peu de la scène politique ivoirienne. L’ancien ministre Alphonse Djédjé Mady s’est éteint ce dimanche 23 août, à l’âge de 81 ans. Professeur émérite, il était aussi un pilier du Parti démocratique de Côte d’Ivoire. Il aura consacré une grande partie de sa vie au service de son pays. Dès l’annonce de son décès, les hommages ont afflué de toutes parts.
Un homme de devoir salué unanimement
L’ex-députée Yasmina Ouégnin a exprimé une vive émotion face à cette disparition. Elle a salué la mémoire d’un homme qu’elle décrit comme n’étant « ni de bruit, ni de posture ». Selon elle, Alphonse Djédjé Mady s’affirmait plutôt comme un homme de devoir, de parole et de conviction. Ces hommages traduisent la place particulière qu’occupait cette figure au sein de la classe politique ivoirienne. Son parcours au PDCI-RDA s’étendait sur plusieurs décennies, marquées par un engagement constant au service du parti historique ivoirien. D’autres personnalités politiques ivoiriennes ont également tenu à saluer sa mémoire dans les heures suivant l’annonce.
Une figure du parti historique ivoirien
Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire demeure l’une des formations politiques les plus anciennes du pays. Fondé dans le contexte de l’indépendance, ce parti a profondément marqué l’histoire politique ivoirienne depuis des décennies. Alphonse Djédjé Mady y occupait une place de premier plan, entre fonction ministérielle et responsabilités internes au parti. Sa disparition intervient à un moment où le PDCI cherche à consolider sa position sur l’échiquier politique national. Le parti fait face à une concurrence de plus en plus vive de la part d’autres formations politiques du pays.
Un enjeu de renouvellement générationnel
Cette disparition relance implicitement la question du renouvellement des cadres dirigeants du parti. Plusieurs figures historiques du PDCI ont, comme Djédjé Mady, marqué la vie politique ivoirienne depuis l’indépendance du pays. Leur génération s’efface désormais progressivement, laissant place à de nouveaux visages encore en construction. Cette transition générationnelle constitue un défi majeur pour la pérennité du parti à moyen terme. Beaucoup d’observateurs jugent la transmission de cet héritage politique décisive pour l’avenir du parti. Cette question dépasse d’ailleurs le seul PDCI, plusieurs formations historiques ivoiriennes étant confrontées au même défi générationnel.
Le PDCI parviendra-t-il à assurer une transition générationnelle réussie après la disparition de ses figures historiques successives ?
Xolomo Tokpa


