Un week-end placé sous le signe de l’innovation, avec un invité de marque venu du Golfe. Une délégation qatarie a atterri vendredi 21 août à l’aéroport international de Ouagadougou. Elle participe au Sahel Tech Innovation Challenge 2026. Le temps fort de cet événement se tient ce samedi 22 août dans la capitale burkinabè. Cette visite ambitionne de créer un pont entre les idées africaines et les capitaux internationaux. Elle illustre aussi l’intérêt croissant des pays du Golfe pour l’écosystème technologique naissant du continent africain.
Une délégation conduite par un poids lourd économique
La délégation qatarie est menée par le docteur Mohamed bin Jawhar Al-Mohamed. Ce dernier siège au conseil d’administration de la Chambre de commerce du Qatar. Il représente également les milieux d’affaires qataris lors de ce déplacement à Ouagadougou. Gaétan Ouédraogo, ministre-conseiller spécial à la Présidence du Faso, a officiellement accueilli la délégation. Selon Mohamed Al-Jawhar, cette visite doit permettre de découvrir les expériences burkinabè et de rencontrer les acteurs économiques locaux. Plusieurs rencontres bilatérales sont également prévues avec des responsables gouvernementaux burkinabè durant le séjour. Ces échanges devraient porter notamment sur les secteurs de l’énergie et des infrastructures numériques.
Une cérémonie pour récompenser les talents africains
La visite qatarie précède de peu la cérémonie des Africa Innovation Excellence Awards, prévue ce samedi 22 août. Cet événement constitue l’un des temps forts du STIC’26, présenté comme une grande célébration de l’innovation africaine. Intelligence artificielle, éducation, santé et agriculture figurent parmi les domaines mis en avant lors de cette compétition. Les investisseurs présents peuvent découvrir des talents locaux et explorer des opportunités d’investissement direct sur le continent. Plusieurs jeunes entrepreneurs burkinabè espèrent que cette vitrine leur ouvrira des portes vers des financements internationaux.
Une stratégie qatarie de diversification économique assumée
Cette présence qatarie à Ouagadougou n’est pas un hasard de calendrier isolé. Doha cherche depuis plusieurs années à renforcer son poids dans l’économie numérique mondiale. En février dernier, le Qatar avait renforcé son programme de soutien aux fonds d’investissement lors du Web Summit Qatar. Ses autorités avaient alors annoncé deux milliards de dollars supplémentaires pour son Fund of Funds national. Cette visite burkinabè s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de diversification économique. Elle dépasse les seuls intérêts pétroliers et gaziers traditionnels du pays du Golfe. Les prochains mois diront si cette visite débouche sur des partenariats d’investissement concrets pour les jeunes entrepreneurs burkinabè.
Cette présence qatarie à Ouagadougou peut-elle déboucher sur des investissements concrets et durables pour les jeunes entrepreneurs burkinabè ?
Xolomo Tokpa


