Un renvoi sans motif précisé
La Chambre des appels de la CRIEF a décidé de renvoyer au 28 avril 2026 le délibéré dans l’affaire opposant Ibrahima Chérif Bah à l’État guinéen. L’avis de renvoi, signé par le juge Daye Mara, ne précise aucun motif. L’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) est au cœur de cette procédure.
Une lourde condamnation en première instance
En première instance, l’Agent judiciaire de l’État avait obtenu la condamnation d’Ibrahima Chérif Bah à cinq ans d’emprisonnement ferme. Une amende de 5 milliards de francs guinéens avait été prononcée. Plusieurs de ses biens avaient également été confisqués au profit de l’État. Un mandat d’arrêt avait été émis contre lui pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, abus de fonction et complicité. C’est contre cette décision qu’Ibrahima Chérif Bah a interjeté appel.
Un prévenu absent, une défense réduite au silence
L’affaire avait été examinée le 17 mars dernier par la Chambre des appels, présidée par le juge Daye Mara. Le procureur spécial d’alors, Aly Touré, avait requis la confirmation pure et simple du jugement de première instance. La défense n’a pas pu prendre la parole au cours des débats. L’absence du prévenu aux différentes audiences en est la raison. Ibrahima Chérif Bah est absent du territoire national depuis plusieurs années.
L’État réclame 10 milliards de francs guinéens
Au-delà de la confirmation de la peine, l’État guinéen réclame 10 milliards de francs guinéens en réparation du préjudice subi. Le délibéré du 28 avril 2026 sera donc décisif pour l’issue de cette affaire très suivie.
Facinet Soumah

