La Guinée panse encore ses plaies après le tragique accident sur l’axe Conakry-Tanéné. Treize compatriotes y ont péri dans l’incendie d’un camion-citerne, marquant durablement l’opinion publique nationale.
La série noire se poursuit malheureusement sur les routes nationales malgré ce lourd bilan humain récent. Deux nouveaux sinistres impliquant des camions-citernes viennent d’aggraver le climat d’inquiétude autour de ce secteur sensible du transport.
Une succession alarmante de sinistres
Un premier sinistre similaire s’est produit récemment à Timbo, dans la préfecture de Mamou en Guinée moyenne. Cet incident n’a heureusement pas fait de victimes humaines, contrairement au drame meurtrier de l’axe Conakry-Tanéné.
Un autre camion-citerne a également pris feu ce dimanche 21 juin 2026 sur la route de N’Zérékoré. Si aucun mort n’est à déplorer cette fois encore, la répétition de ces incidents suscite une vive inquiétude chez les citoyens guinéens.
La fréquence inquiétante de ces incendies pose désormais clairement la question de la sécurité du transport de carburant. Les services compétents devront enquêter en profondeur sur les causes de ces défaillances en série constatées récemment.
Souleymane Traoré exprime ses inquiétudes
Contacté au téléphone ce lundi 22 juin 2026 par notre rédaction, Souleymane Traoré a exprimé sa profonde préoccupation. Le représentant du syndicat des chauffeurs de camions-citernes a longuement insisté sur les risques courus par les conducteurs.
« C’est vraiment inquiétant pour la vie des chauffeurs. Lorsqu’un camion prend feu, c’est toute une vie qui est en danger », a-t-il déclaré. « On ne sait jamais qui pourra s’en sortir ou pas », a poursuivi le responsable syndical face à cette situation.
Le syndicaliste interpelle directement les autorités et les responsables du secteur sur cette problématique récurrente. « Nous demandons à l’État et aux responsables des sociétés de transport de prendre des mesures rigoureuses », a-t-il insisté.
Des problèmes mécaniques pointés du doigt
Le représentant syndical pointe spécifiquement les défaillances mécaniques comme causes principales de ces drames répétés. « C’est réellement alarmant, car de tels accidents font très mal », a-t-il martelé devant notre rédaction.
Les problèmes mécaniques constituent ainsi le cœur des revendications portées par le syndicat des chauffeurs de camions-citernes. La maintenance régulière des véhicules constitue selon Souleymane Traoré une nécessité absolue pour préserver des vies humaines.
Cette préoccupation rejoint les inquiétudes déjà exprimées par plusieurs observateurs après les drames de Dubréka et de Mamou. Le contrôle technique des camions transportant des produits inflammables devient ainsi une urgence pour les autorités compétentes.
Le syndicat se mobilise sur le terrain
Face à la multiplication de ces sinistres, la structure syndicale affirme ne pas rester les bras croisés. Des campagnes d’information sont régulièrement menées sur le terrain pour sensibiliser les chauffeurs aux risques quotidiens.
« Nous avons déjà pris des dispositions pour prévenir d’autres cas à l’avenir, notamment à travers la sensibilisation continue des chauffeurs », a fait savoir Souleymane Traoré. Cette action préventive complète les revendications adressées aux pouvoirs publics.
À ce jour, les circonstances exactes du dernier incendie sur la route de N’Zérékoré restent encore à déterminer. Aucun bilan officiel concernant les dégâts matériels n’a non plus été communiqué par les autorités compétentes.
Facinet Soumah

