Guinée : lancement officiel de la révision des programmes du secondaire pour une école de la compétence

Un chantier stratégique pour le système éducatif guinéen

Ce vendredi 17 avril 2026 à Conakry, le ministre de l’Éducation nationale Alpha Bacar Barry a lancé officiellement les travaux de révision des programmes d’enseignement du secondaire. Cette réforme structurante engage le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle dans un chantier au cœur de la refondation du système éducatif guinéen.

Rompre avec la mémorisation pour enseigner les compétences

L’ambition est clairement affichée. Il s’agit de rompre avec les approches pédagogiques héritées d’un modèle centré sur la mémorisation. La nouvelle école guinéenne devra favoriser la pensée critique, la créativité, la capacité d’adaptation et l’esprit d’initiative. Ces compétences constituent désormais les fondements d’un curriculum repensé pour répondre aux exigences contemporaines.

Une architecture renouvelée du secondaire

La réforme structure le secondaire autour de deux orientations majeures. Un enseignement général modernisé proposera des parcours différenciés entre filières scientifiques et littéraires. L’objectif est de mieux valoriser les aptitudes de chaque apprenant. Les contenus seront recentrés autour de compétences transférables, avec une intégration du numérique, de l’entrepreneuriat et des sciences appliquées.

Un acte de souveraineté éducative

Le ministre Alpha Bacar Barry a insisté sur la dimension politique de cette réforme. « Ce que nous engageons aujourd’hui dépasse un simple ajustement technique. C’est un acte stratégique pour l’avenir de la nation. Concevoir nos programmes, les adapter à nos besoins et les aligner sur nos priorités de développement, c’est reprendre la maîtrise de ce que nous enseignons », a-t-il affirmé.

Trois principes pour guider la réforme

Trois valeurs fondamentales guideront ce chantier. La pertinence, avec des contenus enracinés dans les réalités socioculturelles guinéennes tout en restant ouverts sur le monde. L’inclusion, avec une attention accrue portée aux filles, aux apprenants en situation de handicap et aux populations rurales. « Aucun enfant ne doit être laissé pour compte », a martelé le ministre. Enfin, l’exigence collective, résumée par une formule forte du ministre. « Osons innover, mais restons ancrés dans la réalité de nos classes, car le temps des programmes inapplicables est révolu », a-t-il conclu.

Facinet Soumah

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