En prélude aux prochaines échéances électorales prévues pour le 31 mai 2026, la Haute Autorité de la Communication passe à l’offensive. L’organe de régulation veut garantir la sérénité du scrutin sur l’ensemble du territoire national guinéen.
Dans un communiqué rendu public ce mardi 26 mai 2026 à Conakry, la HAC a fixé la période de silence électoral. L’institution a également dressé une série d’interdictions formelles destinées à l’ensemble des médias du pays.
Une période de réserve clairement définie
Le communiqué de la HAC s’adresse à l’ensemble des responsables des médias publics et privés de Guinée. Ce sont la presse écrite, la radiodiffusion, la télévision ainsi que les médias en ligne.
L’organe régulateur rappelle l’obligation légale de respecter scrupuleusement la période de réserve électorale. Cette période s’étend officiellement du vendredi 29 mai 2026 au samedi 30 mai 2026.
Pendant cette période légale de réserve, la propagande électorale reste strictement interdite. Cette restriction s’applique sur l’ensemble des supports médiatiques opérant en territoire guinéen.
Des interdictions formelles précisément listées
La HAC a énuméré dans son communiqué les contenus formellement interdits durant cette période. Il s’agit notamment de tout message de campagne, slogan ou spot publicitaire à caractère politique.
Sont également bannies toute interview, déclaration ou intervention publique de candidats ou de leurs soutiens. Les débats, émissions interactives ou commentaires orientés pouvant influencer le choix des électeurs sont aussi proscrits.
Enfin, la diffusion de tout résultat de sondage d’opinion ou tendance liée au scrutin est strictement interdite. Ces mesures visent à garantir un environnement médiatique neutre durant les dernières heures avant le vote.
Des recommandations pour les médias audiovisuels
La HAC invite expressément les médias audiovisuels à suspendre certaines de leurs émissions habituelles. Sont particulièrement visées les émissions de débat politique à tribune ouverte pendant la période de silence.
L’organe régulateur recommande de privilégier la diffusion d’informations générales neutres durant ces deux jours. Cette orientation éditoriale temporaire doit permettre d’éviter toute influence indirecte sur le choix des électeurs.
Les médias audiovisuels guinéens sont ainsi appelés à adapter leur programmation aux exigences légales en vigueur. Cette adaptation constitue un défi éditorial pour les rédactions habituées aux débats politiques quotidiens.
La vigilance demandée aux sites internet
La HAC s’est également adressée directement aux directeurs de publication et responsables de sites internet. Ces derniers doivent veiller à modérer ou désactiver les espaces de commentaires sous les articles à caractère politique.
Cette mesure concerne spécifiquement les deux jours de la période de silence électoral. L’objectif est d’éviter que les zones d’interaction ne deviennent des vecteurs de propagande déguisée.
Les médias en ligne guinéens devront donc renforcer leur dispositif de modération durant cette période sensible. Cette obligation s’étend à toutes les plateformes numériques relevant de la juridiction nationale.
Un appel au professionnalisme et au civisme
La Haute Autorité de la Communication compte sur le sens des responsabilités de chaque acteur de la presse. L’institution mise sur le professionnalisme et le civisme pour garantir la sérénité du processus électoral.
Cet appel à la responsabilité collective traduit la volonté de la HAC d’associer les médias à la réussite du scrutin. Les professionnels de l’information sont ainsi présentés comme des partenaires essentiels du processus démocratique.
Le respect du silence électoral constitue par ailleurs un standard international en matière de régulation médiatique. La Guinée s’inscrit ainsi dans les bonnes pratiques observées dans la plupart des démocraties modernes.
Des sanctions prévues en cas de manquement
La HAC a également tenu à rappeler les conséquences juridiques d’un éventuel non-respect de ces directives. Tout manquement à ces dispositions exposera le média contrevenant aux sanctions prévues par la loi.
Ces sanctions sont fixées par les lois et textes réglementaires en vigueur dans le secteur des médias. Elles peuvent aller du simple avertissement à la suspension temporaire ou définitive d’un organe de presse.
Le communiqué provient du Président de la HAC, Monsieur Boubacar Yacine Diallo. Late de signature du communiqué depuis Conakry est le 26 mai 2026, à seulement cinq jours du scrutin national prévu le 31 mai 2026.
Facinet Soumah

