
Le dossier judiciaire de l’ex- ministre de la Défense Mohamed Diané sous le régime de l’ex-président connaît un nouveau felleton devant la Cour de répression des infractions économiques et financières. La chambre des appels de la juridiction a décidé de rouvrir les débats ce jeudi 7 mai 2026.
Attendu à la barre ce jeudi, l’ancien ministre devra de nouveau faire face aux accusations portées contre lui, après une première condamnation à cinq ans d’emprisonnement assortie d’une amende et de réparations financières jugées importantes.
Mais loin d’accepter ce verdict, Dr Mohamed Diané conteste vigoureusement la procédure engagée contre lui. Sa défense dénonce un procès entaché d’irrégularités et affirme que les accusations reposeraient sur des éléments insuffisants.
Les avocats de l’ancien ministre mettent notamment en avant l’absence de preuves matérielles solides dans le dossier, tout en qualifiant la procédure d’« inéquitable ».
Autre élément majeur soulevé par la défense : la non-application d’une décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO, qui aurait ordonné la libération de l’ancien ministre.
En face, le ministère public affiche une position tout aussi ferme. Le parquet spécial, dirigé par Alphonse Charles Wright, estime que la peine prononcée en première instance reste insuffisante au regard des faits reprochés à l’ancien dignitaire du régime d’Alpha Condé.
Le ministère public annonce par ailleurs l’introduction de nouveaux éléments dans le dossier, laissant présager des audiences particulièrement tendues dans les prochains jours.
Cette réouverture des débats intervient dans un contexte où plusieurs anciens hauts responsables de l’État comparaissent devant la CRIEF pour des affaires de présumés détournements de deniers publics, corruption et enrichissement illicite.
Facinet Soumah

