CRIEF : le procès de Louncény Nabé reporté au 13 mai 2026 pour raisons de santé

Le procès de l’ex-gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) s’est ouvert ce mercredi 29 avril 2026. L’audience s’est tenue devant la Chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Louncény Nabé fait face à de lourdes accusations dans cette affaire à fort retentissement.

Des accusations particulièrement graves

L’ex-gouverneur est poursuivi pour plusieurs infractions économiques et financières d’envergure. Les faits présumés portent sur des détournements de deniers publics présumés. L’enrichissement illicite et la corruption figurent également parmi les chefs d’accusation retenus.

Les charges concernent notamment trois tonnes d’or qui auraient transité par des circuits frauduleux. Des avantages indus présumés viennent compléter le dossier de l’accusation. L’ampleur des sommes et matières premières en jeu confère à cette affaire une dimension exceptionnelle.

Interrogé sur ces accusations à la barre, le prévenu a fermement rejeté l’ensemble des faits. Louncény Nabé a contesté catégoriquement toutes les charges portées contre lui. Il a ensuite laissé la parole à son conseil pour la suite de l’audience.

Une demande de renvoi pour raisons médicales

L’avocat de Louncény Nabé a rapidement orienté la stratégie de défense vers une demande de renvoi. Maître Sidiki Bérété a sollicité le report de l’audience en invoquant l’état de santé de son client. Cette requête a marqué un tournant immédiat dans le déroulement de la procédure.

Le conseil a demandé à la Cour d’autoriser la présence du médecin traitant aux côtés du prévenu. Cette assistance médicale viserait à accompagner Louncény Nabé tout au long des débats. La Cour, présidée par le juge Alpha Camara, a examiné attentivement cette demande inhabituelle.

Une position nuancée du parquet

Invité à se prononcer sur la demande de la défense, le procureur spécial a adopté une position mesurée. Le représentant du ministère public ne s’est pas opposé au principe du renvoi de l’affaire. Cette ouverture témoigne d’une volonté de respecter les droits de la défense.

Le procureur spécial a toutefois nuancé sa position concernant la présence du médecin. Il a estimé que cette question relevait exclusivement de la responsabilité de la défense. Selon lui, la Cour n’avait pas à se prononcer directement sur cet aspect organisationnel.

L’Agent judiciaire de l’État a partagé cette analyse lors de ses observations. Il a souligné l’absence de documents médicaux justificatifs au dossier. Cette représentante de l’État s’en est finalement remise à la décision souveraine de la juridiction.

Une nouvelle audience fixée au 13 mai 2026

Dans sa décision, la Cour a tranché en faveur d’un renvoi de l’affaire. La nouvelle audience est programmée pour le 13 mai 2026 pour la poursuite des débats. Ce délai supplémentaire devrait permettre à la défense de préparer convenablement la suite de la procédure.

La juridiction a également ouvert la possibilité d’une assistance médicale pour le prévenu. Cette mesure prend en compte les préoccupations exprimées concernant l’état de santé de Louncény Nabé. Les modalités précises de cet accompagnement seront définies avant la prochaine audience.

Cette affaire s’inscrit dans la dynamique judiciaire actuelle de lutte contre les infractions économiques en Guinée. La CRIEF traite plusieurs dossiers similaires impliquant d’anciens hauts responsables de l’État. L’issue du procès Nabé constituera un test important pour la juridiction spécialisée.

Facinet Soumah

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