De nouveau à la barre ce lundi, 27 mai 2026, l’ex- président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, a comparu devant la chambre de jugement de la CRIEF pour répondre, une fois encore, aux questions liées à la gestion de l’institution durant son mandat.
Face au président de la chambre, Alpha Camara, et aux autres membres du tribunal, l’ex-haut responsable est resté ferme sur sa ligne de défense. Il a notamment soutenu n’avoir jamais été impliqué dans la gestion financière de la Cour constitutionnelle.
Revenant sur son parcours professionnel, Dr Bangoura a rappelé qu’avant son arrivée à la tête de l’institution, il exerçait en tant qu’enseignant-chercheur dans plusieurs facultés de droit en Guinée. Il a précisé qu’entre 2009 et 2015, il occupait le poste de doyen à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, avec un salaire mensuel estimé à 6 millions de francs guinéens.
À la création de la Cour constitutionnelle en 2015, il indique avoir perçu un salaire initial de 21 millions de francs guinéens, avant d’atteindre 75 millions de francs guinéens par mois en 2018, en tant que président de l’institution.
Ces éléments ont été évoqués dans le cadre des interrogations portant notamment sur l’origine des financements ayant permis la construction de ses immeubles à Nongo (Conakry) et à Dakar.
L’audience a finalement été renvoyée au 4 mai 2026. Ce report s’explique par l’absence de l’avocat de l’Agent judiciaire de l’État, ainsi que par la comparution attendue d’une autre partie civile, identifiée comme Lancinet Kanko Camara.
Facinet Soumah

