CRIEF : Charles Wright s’oppose à la mise en libérté conditionnelle de Badra Koné.

Les ennuis judiciaires se corsent pour Badra Koné, détenu dans une affaire présumée de détournement portant sur plusieurs milliards de francs guinéens à la tête de la commune de Matam, l’une des plus importantes collectivités du pays.


Alors que la chambre de jugement de la CRIEF avait ordonné sa mise en liberté sous conditions, le procureur spécial Alphonse Charles Wright s’oppose fermement à cette décision.
Dans un entretien accordé aux hommes de médias, l’ex-ministre de la Justice a rappelé que la juridiction avait assorti cette liberté provisoire de plusieurs conditions, notamment le paiement d’un cautionnement de deux milliards de francs guinéens, le dépôt des documents de voyage de l’accusé ainsi qu’une interdiction de sortie du territoire national.
« J’ai vu dans les médias que la chambre a ordonné la libération de Badra Koné. La chambre a ordonné sa libération sous conditions : paiement d’un cautionnement de deux milliards, dépôt de ses documents de voyage et interdiction de sortie du territoire de la Guinée. Le procureur spécial s’oppose à sa mise en liberté », a déclaré Charles Wright.


Le magistrat estime que le montant du cautionnement reste insuffisant au regard des sommes présumées détournées. Il plaide ainsi pour le maintien en détention de l’ancien responsable communal, également candidat à la députation dans la commune de Matam.
Depuis l’arrivée de Charles Wright à la tête du parquet spécial, la CRIEF multiplie les dossiers sensibles impliquant des anciens hauts responsables administratifs et politiques du pays, alimentant régulièrement les débats autour de la lutte contre la corruption et la gouvernance publique en République de Guinée.

Facinet Soumah

Dernières Infos
ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici