La Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé, ce mardi 13 janvier 2026, l’interdiction immédiate de deux stations de radio opérant à Touba, dans la préfecture de Gaoual, région administrative de Boké. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’Interdiction radios Touba et KOKO, une mesure prise à l’encontre de la diffusion illégale.
Les radios KOKO FM (100.0 MHz) et TOUBA FM (96.5 MHz) sont accusées de diffusion illégale, en violation des lois encadrant l’exercice de la radiodiffusion en Guinée.
Une interdiction immédiate décidée par la HAC
Selon le communiqué officiel, la HAC a ordonné l’arrêt immédiat des émissions des deux radios concernées.
Les contrôles effectués ont révélé que KOKO FM et TOUBA FM opéraient sans agrément légal, en utilisant des fréquences non attribuées par l’autorité compétente.
Ces manquements constituent, selon l’institution, un exercice illégal de la radiodiffusion.
La HAC estime que de telles pratiques peuvent porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité informationnelle.
La décision vise ainsi à préserver un environnement médiatique conforme aux normes légales en vigueur.
Des violations caractérisées du cadre juridique
La HAC fonde sa décision sur plusieurs textes législatifs majeurs.
Il s’agit notamment des articles 1er, 2, 3 et 52 de la loi organique L/2020/0010/AN de juillet 2020, relative aux attributions, à l’organisation et au fonctionnement de l’institution.
L’autorité s’appuie également sur l’article 1er de la loi organique L/2010/002/CNT de juin 2010, portant liberté de la presse.
Ces textes conditionnent l’exercice des médias audiovisuels à l’obtention préalable d’un agrément officiel.
Toute diffusion hors de ce cadre est considérée comme illégale.
Une mise en garde à l’ensemble des médias locaux
À travers cette décision, la HAC adresse un signal fort aux opérateurs médiatiques, notamment en zones rurales.
L’institution rappelle que la liberté de la presse s’exerce dans le respect strict de la loi.
Elle invite les promoteurs de radios communautaires et privées à se conformer aux procédures d’autorisation.
La HAC se réserve par ailleurs le droit d’engager des poursuites supplémentaires en cas de récidive.
Des contrôles renforcés pourraient être étendus à d’autres localités du pays.
Un contexte sensible pour l’information locale
Dans la CRD de Touba, la radio demeure un canal central d’information et de cohésion sociale.
Toutefois, l’absence de régulation expose les populations à des contenus non vérifiés ou inflammatoires.
La HAC justifie donc son intervention par la nécessité de préserver la stabilité sociale.
L’institution assure rester ouverte à l’accompagnement des médias désireux de se régulariser.
La balle est désormais dans le camp des promoteurs concernés.
Voici ledit communiqué de la HAC :


