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samedi 10 janvier 2026

Tibou Kamara publie un livre explosif qui promet de secouer le monde politique guinéen.

L’ancien ministre guinéen Tibou Kamara fait une entrée remarquée dans le débat public avec la publication de Le coup d’État contre Alpha Condé. Paru aux éditions YIGUI, cet ouvrage se présente comme le Tome I d’une série annoncée. Le livre ambitionne de revisiter l’histoire récente de la Guinée sous un angle personnel. L’auteur revendique une parole libre et sans concessions. Le ton se veut à la fois accusateur et analytique.

Un témoignage revendiqué de l’intérieur du pouvoir

Ancien proche collaborateur du régime, Tibou Kamara se présente comme un témoin privilégié des arcanes de l’État. Il affirme avoir observé de près les mécanismes internes du pouvoir guinéen. Selon lui, le système reposait sur des équilibres fragiles et des alliances mouvantes. L’auteur évoque une gouvernance marquée par la méfiance et les calculs politiques. Cette position d’initié fonde, selon lui, la légitimité de son récit.

Une dénonciation de la duplicité politique

Dans son ouvrage, Tibou Kamara décrit ce qu’il qualifie d’« imposture généralisée » au sommet de l’État. Il accuse plusieurs figures politiques de tenir un double discours permanent. En public, ces acteurs se présentaient comme opposants farouches au régime. En privé, ils fréquentaient pourtant les cercles rapprochés du président Alpha Condé. Cette duplicité aurait profondément fragilisé la cohésion du pouvoir.

Les élites guinéennes dans le viseur

Le livre élargit la critique au-delà du seul champ politique. Tibou Kamara met également en cause certains hommes d’affaires influents. Il décrit des acteurs tiraillés entre intérêts économiques et proximité stratégique avec l’exécutif. L’auteur évoque un système de connivences nourri par des avantages mutuels. Ces pratiques auraient contribué à brouiller les frontières entre sphère publique et intérêts privés. Le résultat serait, selon lui, une gouvernance minée par l’opportunisme.

Des accusations visant aussi les médias

L’un des passages les plus sensibles de l’ouvrage concerne le rôle de certains journalistes. Tibou Kamara évoque des compromissions présumées au sein de la presse. Il affirme que des sommes importantes auraient été versées pour acheter des silences. D’autres auraient produit des récits complaisants en faveur du pouvoir. Ces accusations, si elles sont avérées, interrogent la crédibilité de l’écosystème médiatique guinéen.

Une lecture personnelle du coup d’État

Le coup d’État contre Alpha Condé ne se limite pas à une chronique politique. L’auteur cherche à analyser les causes profondes de la chute du régime. Il insiste sur les responsabilités internes plutôt que sur les facteurs extérieurs. Alliances ambiguës, trahisons silencieuses et luttes d’influence sont largement détaillées. Cette approche vise à replacer l’événement dans une dynamique endogène. Le coup d’État apparaît alors comme l’aboutissement d’un processus long.

Un livre déjà au cœur de la controverse

À peine annoncé, l’ouvrage suscite une forte curiosité dans l’opinion publique guinéenne. Les milieux politiques suivent de près ses premières réceptions. Certains y voient un devoir de mémoire, d’autres un règlement de comptes. Le caractère polémique du livre semble assumé par son auteur. Les réactions des personnes mises en cause sont désormais très attendues.

Une série appelée à se poursuivre

Présenté comme le premier tome, l’ouvrage ouvre la voie à de futures publications. Tibou Kamara laisse entendre que d’autres révélations pourraient suivre. Ces prochains volumes pourraient approfondir certaines zones d’ombre du pouvoir déchu. Ils risquent également d’alimenter durablement le débat politique national. Le récit post-régime Condé semble désormais engagé sur un terrain conflictuel.

Conclusion

Avec Le coup d’État contre Alpha Condé, Tibou Kamara s’impose comme un acteur central du récit politique contemporain guinéen. Son livre propose une lecture subjective mais structurée des événements récents. Entre témoignage, analyse et dénonciation, l’ouvrage interpelle. Il promet de nourrir les débats publics dans les mois à venir. La polémique, elle, ne fait que commencer.

Facinet Soumah

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