Face aux critiques sur le prix de l’internet en Guinée, la ministre Rose Pola Pricemou a reconnu l’écart entre indicateurs officiels et réalités vécues. Elle a défendu les réformes engagées en 2025 tout en appelant à une amélioration perceptible pour les citoyens.
Une réaction directe après de vives critiques
La ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Rose Pola Pricemou, s’est exprimée publiquement ce week-end. Elle répondait aux réactions suscitées par ses propos récents sur le coût de l’internet en Guinée. Son message s’adressait directement aux citoyens.
Elle a reconnu que l’internet n’est plus un luxe mais un besoin vital. Selon elle, il est devenu indispensable pour travailler, étudier et entreprendre. La ministre a admis que les statistiques ne reflètent pas toujours les réalités quotidiennes.
Des propos inscrits dans un cadre statistique
Rose Pola Pricemou a expliqué que ses déclarations s’inscrivaient dans le bilan 2025 du secteur numérique. Ce bilan repose sur des indicateurs internationaux. Ces indicateurs comparent le coût de l’internet au PIB par habitant.
Elle a rappelé que le rebasage du PIB en 2025 a modifié ces comparaisons. Toutefois, elle a reconnu que ces données macroéconomiques ne remplacent pas l’expérience vécue par les usagers. « Un indicateur ne remplace jamais ce que vous vivez chaque jour », a-t-elle déclaré.
Des investissements majeurs dans les infrastructures
La ministre a détaillé plusieurs avancées réalisées en 2025 sous la vision du chef de l’État. Le gouvernement a déployé plus de 12 000 kilomètres de fibre optique. Ce qui a multiplié la capacité du backbone national par quatre.
Le pays a également renforcé son interconnexion sous-régionale. Il a lancé un datacenter national Tier III. Le point d’échange internet et le domaine national .GN ont été rendus opérationnels.
Une baisse des coûts encore inégalement ressentie
Selon la ministre, ces investissements ont permis une baisse d’environ 25 % du coût de l’internet grand public en 2025. Le coût de gros aurait diminué de près de 50 % entre 2021 et 2025. Elle a toutefois reconnu que ces effets restent inégaux selon les zones.
Certaines régions ressentent encore peu l’impact de ces réformes. Rose Pola Pricemou a admis que des efforts supplémentaires sont nécessaires. Elle a insisté sur la nécessité de traduire les progrès techniques en bénéfices concrets.
Un accent mis sur l’impact humain du numérique
Au-delà des infrastructures, la ministre a mis en avant les résultats sociaux des réformes. Plus de 10 000 personnes ont été formées aux usages du numérique. Le projet Univ Connect a relié les universités.
Ce programme bénéficie à plus de 80 000 étudiants, enseignants et chercheurs. Par ailleurs, 585 écoles primaires sont déjà connectées via le projet GIGA. L’objectif est d’atteindre 2 200 écoles en 2026.
Entrepreneuriat et inclusion numérique
Le gouvernement a également soutenu l’entrepreneuriat technologique. Plus de quatre millions de dollars ont été mobilisés pour le secteur. Des hubs numériques ont été déployés dans plusieurs régions.
Vingt nouveaux hubs sont actuellement en construction. Ces structures visent à réduire les inégalités territoriales d’accès au numérique. Elles doivent favoriser l’innovation locale.
Un message d’écoute et d’engagement
En conclusion, Rose Pola Pricemou a affirmé être attentive aux critiques. Elle a assuré lire et entendre les préoccupations des citoyens. La ministre a réaffirmé son engagement à servir l’intérêt général.
Elle a déclaré vouloir bâtir un secteur des télécommunications performant et inclusif. Selon elle, l’objectif reste un accès équitable et abordable à l’internet pour tous les Guinéens.
Facinet Soumah


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