Le Bloc Libéral, dirigé par Dr Lansana Faya Millimouno, a dénoncé ce mercredi 2 juillet 2025 une exclusion jugée « préoccupante » de deux figures majeures de la scène politique guinéenne — Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré — du processus d’enrôlement à l’état civil à l’étranger.
Selon un communiqué transmis à la presse, le parti exprime sa « surprise, son étonnement et sa vive préoccupation » face au refus d’enrôlement opposé aux deux anciens Premiers ministres à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le Bloc Libéral affirme que les deux leaders disposaient de toutes les pièces justificatives requises pour participer à l’opération.
« Ils n’ont pas été enrôlés alors qu’ils remplissaient toutes les conditions légales », déplore le parti, qui s’interroge sur l’équité et l’inclusivité du processus en cours.
Le recensement administratif lancé par les autorités est présenté comme une opération neutre et apolitique, visant à doter chaque Guinéen d’une identité légale. Mais pour le Bloc Libéral, ces incidents jettent le doute sur la sincérité des autorités et la crédibilité du processus.
« Toute forme de sélection ou d’interprétation restrictive fragilise le tissu social et menace l’unité nationale », avertit le parti.
Le Bloc Libéral rappelle que chaque citoyen guinéen, vivant en Guinée ou à l’étranger, a le droit fondamental de participer à la vie nationale, notamment à travers l’enrôlement administratif. Le processus, selon lui, doit être exempt de toute forme d’exclusion ou de discrimination.
« L’administration doit garantir l’égal accès de tous les citoyens à ce droit essentiel », insiste-t-il.
Le parti appelle donc l’État à faire preuve de responsabilité, à clarifier les circonstances de ce double refus et à rectifier les manquements observés, afin d’éviter des suspicions et tensions inutiles en cette période sensible.
Le Bloc Libéral conclut en soulignant le rôle central de Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré dans la vie nationale :
« Ce sont des acteurs politiques majeurs qui ont exercé les plus hautes fonctions de l’État. Ils ne sauraient être arbitrairement écartés du processus politique », affirme la déclaration.
Dans un contexte de transition encore fragile, cette prise de position ravive les inquiétudes autour de la volonté réelle des autorités de garantir une participation équitable de tous les Guinéens au retour à l’ordre constitutionnel.
Facinet Soumah

