Le chef de l’État guinéen a reçu vendredi, 6 février 2026, plusieurs opérateurs économiques du secteur privé au palais Mohamed V de Conakry. L’occasion a été mise à profit par Mamadi Doumbouya pour porter à leur connaissance les ambitions économiques du pays. Selon une note officielle de la Présidence guinéenne, il s’agit d’un échange « franc et constructif » qui s’inscrit au cœur des enjeux liés à la transformation économique et au développement durable de la Guinée. Une rencontre au cours de laquelle, le président de la République a fait une invite aux opérateurs économiques.
« À travers cette initiative, le secteur privé a exprimé sa volonté de bénéficier d’orientations claires et d’un cadre de concertation permanent, convaincu du rôle déterminant que joue l’État dans la structuration de l’environnement économique. Le Président de la République a réaffirmé l’engagement des pouvoirs publics à instaurer un climat des affaires sain, fondé sur une collaboration équilibrée, responsable et durable entre l’État et le secteur privé. Cette dynamique vise à renforcer la confiance, encourager l’investissement et soutenir la compétitivité des entreprises guinéennes », rapporte la Présidence avant d’ajouter :
« À l’approche du mois saint de Ramadan et du carême chrétien, périodes de solidarité et de partage, le Chef de l’État a lancé un appel fort aux opérateurs économiques, les invitant à consentir des efforts pour alléger le coût des produits de première nécessité, afin de soulager les populations. Dans cette optique, l’État a déjà pris des mesures concrètes, notamment la suppression des Surestaries jusqu’au 31 mars 2026 et l’ouverture du Port autonome de Conakry vingt-quatre heures sur vingt-quatre , afin de garantir la fluidité des opérations et la disponibilité des marchandises sur le marché national. Le Président Mamadi Doumbouya a également insisté sur la nécessité de faire de la production locale une priorité nationale. Produire en Guinée et consommer guinéen constitue une orientation stratégique destinée à renforcer l’autosuffisance alimentaire, réduire la dépendance aux importations et stimuler l’économie locale. »

Facinet Soumah

