Dans le cadre des préparatifs du scrutin en cours, la Direction générale des élections (DGE) a tenu, ce jour, une importante session d’information et d’orientation à l’intention des observateurs nationaux et internationaux déployés en Guinée. C’est une rencontre que la Directrice générale des élections, Madame Djénabou Touré, inscrit dans le fonctionnement normal et transparent du processus électoral.
Selon la patronne de la DGE, cette session vise avant tout à outiller les observateurs sur le cadre légal et institutionnel qui régit l’élection. Elle souhaite aussi leur fournir une lecture claire de l’état d’avancement du processus. « En matière d’observation électorale, il est toujours essentiel d’expliquer le cadre légal, le niveau d’exécution des activités et le déroulement du vote, ainsi que les droits et devoirs des observateurs, conformément aux lois internationales et aux lois nationales », a-t-elle expliqué.
Parmi les points clés abordés au cours de cette rencontre figure l’interdiction formelle de l’usage des téléphones et de tout outil informatique dans les isoloirs. C’est une disposition prévue par le nouveau Code électoral guinéen, que Madame Touré tient à clarifier.
« Les téléphones sont autorisés à l’intérieur du bureau de vote, mais strictement interdits dans l’isoloir. Tout appareil capable de photographier le bulletin est proscrit », a-t-elle précisé. Pour la DGE, cette mesure vise à préserver le caractère secret du vote et à lutter contre des pratiques telles que l’achat de conscience électorale. Le votant est ainsi tenu de déposer son téléphone auprès du secrétaire du bureau avant d’entrer dans l’isoloir et de le récupérer après avoir accompli son devoir civique.
Autre innovation majeure du scrutin : l’absence d’enveloppe. Un choix pleinement assumé par la DGE. « La Guinée utilise un bulletin de vote unique et hautement sécurisé. Dans ce cas, l’enveloppe n’est plus nécessaire », a expliqué la Directrice générale des élections.
Elle rappelle qu’autrefois, avec plusieurs bulletins par candidat, l’enveloppe était indispensable pour préserver le secret du choix. Aujourd’hui, avec le bulletin unique, cette étape devient superflue. « Nous disposons de l’un des bulletins les plus sécurisés d’Afrique », a-t-elle assuré, justifiant au passage le coût élevé de la caution électorale.
La DGE a également tenu à rappeler les règles encadrant l’action des observateurs. Ceux-ci sont appelés à observer sans interférer dans le processus électoral. « Ils ne doivent pas poser de questions aux membres des bureaux de vote sur les candidats, ni s’immiscer dans le déroulement du vote, du dépouillement ou de la centralisation », a insisté Madame Touré.
Une mise au point nécessaire, au regard d’expériences passées ayant occasionné des tensions, notamment lors des phases de centralisation des résultats. « Un observateur observe, note et fait rapport à son institution. Il n’a pas vocation à intervenir », a-t-elle martelé, rappelant que ces principes sont conformes aux standards internationaux en matière d’observation électorale.
À travers cette rencontre, la Direction générale des élections réaffirme sa volonté de conduire un processus électoral transparent, crédible et conforme aux normes nationales et internationales. Pour Madame Djénabou Touré, l’information et la clarification restent des leviers essentiels pour garantir la confiance des acteurs et des citoyens dans le processus démocratique en Guinée.

Facinet Soumah

