Une homélie marquante à la cathédrale Sainte-Marie

Les fidèles chrétiens de Guinée ont célébré ce dimanche 5 avril 2026 la fête de Pâques. Elle marque la fin des 40 jours de jeûne du Carême. À la cathédrale Sainte-Marie de Conakry, le nouvel archevêque Monseigneur François Sylla a présidé la messe. Il a livré une homélie percutante, abordant la paix, la cohésion sociale, la cherté de la vie et les dérives numériques.
Infrastructures et paix : des acquis à consolider
Monseigneur Sylla a salué les efforts de l’État en matière de développement des infrastructures. Il a également reconnu les progrès accomplis pour préserver la paix sociale et protéger le territoire national. Ces avancées assurent la stabilité du pays, mais restent insuffisantes. « Il est nécessaire de continuer à œuvrer inlassablement pour le développement et, surtout, pour le bonheur réel de notre peuple », a-t-il martelé.
Cherté de la vie et crise de liquidités

L’archevêque a pointé les difficultés matérielles qui pèsent sur les Guinéens. Il a évoqué la cherté de la vie et le manque de liquidités bancaires. L’État a annoncé des solutions jugées « efficaces ». Monseigneur Sylla insiste cependant sur leur mise en œuvre urgente. Il préconise le dialogue, la responsabilité et les valeurs morales. Il les considère comme des piliers essentiels pour la justice sociale et la stabilité économique.
Les réseaux sociaux, des « lieux d’aliénation »
L’un des moments forts de l’homélie a porté sur l’espace numérique. L’archevêque a appelé à bannir la consommation « abusive et désordonnée » des réseaux sociaux. Il les qualifie de « lieux d’aliénation », propices aux manipulations et aux erreurs éthiques. Cet appel à une « hygiène numérique » vise particulièrement la jeunesse guinéenne. Elle est souvent exposée aux dérives en ligne.
Un appel à l’unité pour le bonheur du peuple

En conclusion, Monseigneur François Sylla a invité les Guinéens à rechercher des solutions concertées. Dans un pays en pleine mutation, la voix de l’archevêché de Conakry entend peser pour que le bien-être de la population reste la priorité absolue. Cet appel s’adresse aux décideurs comme aux citoyens.
Facinet Soumah

