25.6 C
Conakry
jeudi 3 avril 2025

NIGER : la junte libère de nombreux prisonniers dont des anciens ministres.

Des partisans de la junte au pouvoir au Niger lors d’une manifestation appelant à défendre la liberté du pays et à repousser l’ingérence étrangère, à Niamey, le 3 août 2023. Une cinquantaine de personnes ont été remises en liberté au Niger conformément aux recommandations des  » assises nationales » de février. Parmi elles figurent d’anciens ministres du régime civil renversé en juillet 2023 par un coup d’État, a a déclaré mardi 1er avril la junte au pouvoir.

Ces anciens ministres, des responsables politiques, un ancien ambassadeur, un journaliste ou encore des militaires accusés de tentatives de coup d’État de 2010 font partie des personnes libérées. Le président renversé Mohamed Bazoum reste lui séquestré jusqu’à présent.

 » Ces personnes bénéficient d’une remise en liberté conformément aux recommandations des assises nationales pour la refondation« . a annoncé le secrétariat général du gouvernement dans un communiqué lu à la télévision nationale.

L’ex-ministre du Pétrole, Mahamane Sani Issoufou, fils de l’ex-président Mahamadou Issoufou (2011-2021) qui a participé aux assises, est remis en liberté également.

Des militaires condamnés pour « tentative de coup d’État » ont été libéré aussi .
Kalla Moutari, ancien ministre de la Défense, Ahmed Djidoud, ex-ministre des Finances, et Ibrahim Yacoubou, qui détenait le portefeuille de l’Énergie, sont aussi libérés.

Le président du PNDS, l’ancien parti au pouvoir, Foumakoye Gado, notamment le journaliste Ousmane Toudou sont aussi sur la liste aux côtés d’Alat Mogaskia, ex-ambassadeur au Nigeria.

Ils avaient été arrêtés après le putsch qui a porté au pouvoir le général Abdourahamane Tiani, ex-chef de la garde présidentielle, et étaient détenus dans différentes prisons du pays, notamment pour « complot ayant pour but de porter atteinte à la sûreté et à l’autorité de l’État « .

L’ancien président Mohamed Bazoum, est accusé des charges similaires dont l’immunité a été levée sans qu’aucune date de procès n’ait été fixée pour la circonstance.

Ces militaires condamnés dans le passé pour  » tentative de coup d’État  » ou « atteinte à la sûreté de l’État » ont également bénéficié de libérations de la part des autorités.

Parmi les militaires libérés, figuraient le général Salou Souleymane, ancien chef d’état-major des armées et trois autres officiers condamnés en 2018 jusqu’à 15 ans de prison ferme pour avoir tenté de renverser le président Mahamane Sani Issoufou en 2015 .

Source AFP

Facinet Soumah

Dernières Infos
ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici