28 C
Conakry
jeudi 12 février 2026

MAURITANIE : large boycott arabe à l’ouverture de la Conférence africaine pour la promotion de la paix (Al-Akhbar).

La cérémonie d’ouverture de la sixième session de la Conférence africaine pour la promotion de la paix, tenue mardi à Nouakchott, a été marquée par un fait diplomatique notable : le boycott de la majorité des ambassadeurs arabes accrédités en Mauritanie.

Selon des sources diplomatiques citées par l’Agence indépendante Al-Akhbar, cette absence collective résulterait d’une coordination au sein du corps diplomatique arabe dans la capitale mauritanienne. Cela s’est produit sous l’impulsion de l’Arabie saoudite et de l’Algérie. Les mêmes sources affirment que les démarches entreprises auraient conduit à un boycott massif de la cérémonie d’ouverture. Ainsi cela a concerné les représentants de plusieurs pays arabes.

Un contexte de tensions régionales

D’après ces sources, ce mouvement de boycott serait lié à ce qu’elles qualifient de « crimes émiratis » dans certains pays arabes. Les Émirats arabes unis sont les parrains et principaux financeurs de la conférence.
Toujours selon les informations relayées, cette posture s’inscrirait dans un contexte plus large de divergences stratégiques entre certains États arabes. En effet, notamment autour des dossiers du Yémen et du Soudan, des désaccords opposeraient Riyad et Abou Dhabi sur plusieurs orientations politiques et militaires.

Absence remarquée du président Ghazouani

Autre fait marquant : l’absence du président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani à la cérémonie d’ouverture. Il s’agit d’une première depuis son accession au pouvoir en 2019. La cérémonie a finalement été présidée par le Premier ministre Mokhtar Ould Diay.

Contrairement aux éditions précédentes, organisées au nouveau Palais des congrès, l’ouverture de cette sixième session s’est tenue à l’ancien Palais des congrès de Nouakchott.

Une conférence sous tension

La Conférence africaine pour la promotion de la paix se veut un cadre de dialogue et de réflexion sur les enjeux sécuritaires et de stabilité sur le continent. Toutefois, les développements diplomatiques observés lors de cette ouverture traduisent des tensions géopolitiques. Celles-ci dépassent le cadre strictement africain.

Reste à savoir si ce boycott influencera le déroulement des travaux et la portée des résolutions qui pourraient être adoptées au terme de cette sixième session.

Facinet Soumah

Dernières Infos
ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici