Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, longtemps vu comme son successeur potentiel et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, a été tué mardi 3 février, ont confirmé plusieurs sources à RFI.
La chaîne Libya al-Ahrar a affirmé que « des personnalités proches » de Saïf al-Islam Kadhafi ont fait part de son décès « sans (en) révéler les circonstances ». Son conseiller, Abdullah Othman Abdurrahim, a indiqué qu’il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions.
« Le docteur Saïf al-Islam est tombé en martyr », a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la chaîne Libya al-Ahrar. « Nous n’avons pas d’autres informations », a-t-il ajouté.
Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zintan, dans l’ouest de la Libye. L’homme de 53 ans aurait été assassiné par quatre hommes armés. Ils « ont pris d’assaut la résidence de Saïf al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l’ont exécuté », a écrit la chaîne Libya al-Ahrar sur X, citant les propos d’Abdullah Othman Abdurrahim rapporté par la chaîne.
Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam, 53 ans, s’était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s’est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion.
Recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité, il avait été arrêté dans le Sud libyen. Longtemps détenu à Zintan, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif avant de bénéficier d’une amnistie.
Jusqu’à l’annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En novembre 2021, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, qui devait se tenir en décembre de cette même année. L’élection ne s’est finalement pas tenue.
SOURCE : RFI

