LABÉ : les 2 élèves impliquées dans une affaire de violences fixées sur leur sort.

L’affaire de violences impliquant de jeunes collégiens dans la cité Karamoko Alpha a connu son dénouement ce mercredi 4 mars 2026 devant le tribunal de première instance (TPI) de Labé.
Après le jugement des sept mineurs dans ce dossier, deux jeunes filles majeures ont, à leur tour, été situées sur leur sort par le tribunal correctionnel.

À l’audience, Ramatoulaye Bah et Hadja Kadiatou Barry ont comparu pour la deuxième fois. Elles ont reconnu partiellement les faits qui leur sont reprochés.
À la barre, Ramatoulaye Bah est revenue sur les circonstances «J’étais au travail lorsqu’Adama Dian Bah m’a appelée pour m’informer que notre amie, qui aurait tenu des propos blessants à mon sujet, se trouvait aux sapins de Tata. À mon arrivée, je n’ai pas pu me contrôler. Je me suis jetée sur Djenabou Cellou pour la frapper et d’autres m’ont suivie. Plus tard, nous sommes parties chez elle pour lui demander pardon. Mais la discussion n’a pas abouti et je l’ai encore frappée. Si j’avais su que cela prendrait une telle ampleur, je ne serais pas venue », a-t-elle déclaré.

De son côté, Hadja Kadiatou Barry a donné sa version des faits «Un jour, alors que j’étais avec une amie, Djenabou Cellou a cité mon nom. Des messages vocaux ont été enregistrés sur WhatsApp pour me les transmettre. Nous sommes allées aux sapins pour lui faire écouter ces messages, sans intention de la frapper. La bagarre a éclaté à l’arrivée de Ramatoulaye. Pour ma part, je ne l’ai pas frappée. J’ai filmé la scène dans la maison, mais je n’ai rien publié », a-t-elle expliqué.

Dans ses observations, le procureur de la République a demandé le maintien de l’infraction de violences volontaires contre Ramatoulaye Bah. Il a également sollicité la requalification des faits concernant Hadja Kadiatou Barry, en y ajoutant la mise à disposition d’images portant atteinte à la dignité humaine.
Le parquet a requis une peine d’un an d’emprisonnement assorti de sursis contre chacune des deux prévenues, en application des dispositions du Code pénal et de la loi sur la cybersécurité en République de Guinée.

Dans son verdict, le président du tribunal, Forè Camara, a suivi les réquisitions du parquet.
Le tribunal a requalifié les faits en violences de voie de fait, sur la base du rapport médico-légal en date du 6 février 2026.
Ramatoulaye Bah a été déclarée coupable de violences de voie de fait. Hadja Kadiatou Barry a été reconnue coupable de violences de voie de fait ainsi que de mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique.
En répression, les deux prévenues ont été condamnées chacune à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens. Le tribunal a également ordonné la suppression de la vidéo concernant la victime.
Par ailleurs, Djenabou Cellou Diallo a déclaré ne pas solliciter de dommages et intérêts.

Facinet Soumah

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