Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 février 2026 au quartier Caravanserail, dans la commune urbaine de Kindia. Si aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais les dégâts matériels sont considérables.
Selon les témoignages recueillis, le feu s’est déclaré aux environs de 5 heures du matin dans un dépôt de bois. Les flammes, visibles à plusieurs mètres à la ronde, ont rapidement mobilisé les riverains qui ont tenté, avec les moyens du bord, de limiter la propagation du sinistre.

Alertés, les agents de la Protection civile se sont rendus sur les lieux pour maîtriser les flammes. Grâce à leur intervention, conjuguée à la solidarité des habitants, le feu a pu être contenu, évitant ainsi qu’il ne se propage aux habitations voisines.
Interrogé sur la situation, Moussa Traoré, l’une des victimes, revient sur le moment où il a appris la nouvelle : « J’étais couché ce matin quand j’ai reçu un appel m’informant qu’il y avait un incendie dans notre atelier. Nous ignorons la cause exacte du sinistre. Je ne peux pas encore estimer l’ampleur totale des pertes, mais nous avons perdu toutes nos machines », a-t-il déploré.
Bien que le bilan humain soit nul, le préjudice financier est immense. Une grande quantité de bois destinée au commerce a été entièrement réduite en cendres. Ibrahima Diallo, réparateur de téléphones, fait partie des plus touchés :
« Un ami m’a appelé pour m’annoncer que tout mon atelier avait brûlé. À mon arrivée, tout était déjà consumé. Il y avait les appareils de mes clients, mes machines et tout mon matériel de travail. Je n’ai plus rien », a-t-il confié, sous le choc.

Face à cette désolation, le président de la filière bois de la préfecture de Kindia, Moussa Bangoura, a lancé un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté :
« Les pertes sont inestimables : machines, madriers, tronçonneuses, dynamos… tout est parti. Nous demandons l’aide de l’État et des bonnes volontés, car ces travailleurs ont tout perdu. »
Pour le moment, les vraies causes de cet incendie restent à déterminer. Ce cas incident relance toutefois le débat sur la sécurité des zones de stockage de matériaux inflammables en pleine agglomération. À Caravanserail, si l’émotion reste vive, les habitants saluent la mobilisation des secours qui a permis d’éviter un drame plus grand.



Facinet Soumah

