Une contestation née au lendemain du scrutin présidentiel
La tension est montée d’un cran ce lundi 29 décembre 2025 dans la ville de Kindia, à la suite d’une manifestation de délégués du Front national pour le développement de la Guinée (FRONDEG). Ces derniers, mobilisés durant l’élection présidentielle, dénoncent le non-paiement de leurs primes promises après le scrutin. Le parti soutenait la candidature de Abdoulaye Yéro Baldé, engagé dans la course à la magistrature suprême.
Selon les manifestants, les engagements financiers pris par les responsables locaux n’ont pas été respectés. Cette situation a rapidement cristallisé un fort sentiment d’injustice parmi les délégués concernés.
Des primes promises mais jamais versées
Les délégués affirment avoir participé à toutes les étapes du processus électoral. Ils évoquent notamment des sessions de formation obligatoires, des déplacements vers les bureaux de vote et l’exécution effective de leurs missions le jour du scrutin. En contrepartie, des primes de formation, de transport et de mission leur auraient été promises.
Cependant, au lendemain du vote, aucun versement n’aurait été effectué. Les montants annoncés auraient même varié selon les jours, passant de 70 000 francs guinéens à des sommes bien inférieures. Cette instabilité a nourri la colère des délégués, convaincus d’avoir été floués malgré leur engagement civique.
L’occupation des locaux du parti à Kindia
Face à ce qu’ils considèrent comme un manquement grave, plusieurs délégués ont décidé de se rendre au siège local du FRONDEG à Kindia. Leur objectif était d’exiger des explications claires et un paiement immédiat des primes.
La situation s’est progressivement envenimée, obligeant les forces de l’ordre à intervenir pour éviter des débordements. Les manifestants accusaient la direction locale de ne pas avoir respecté ses engagements initiaux, tout en dénonçant un manque de considération envers leur travail de terrain.
Témoignages de délégués frustrés
Parmi les manifestants, Rayanatou Baldé, déléguée du FRONDEG, a exprimé son amertume. Elle estime que les promesses faites n’ont jamais été honorées, malgré la bonne foi des participants. Elle déplore des annonces contradictoires et un manque de sérieux dans la gestion du dossier.
Un autre délégué, ayant requis l’anonymat, affirme avoir engagé des dépenses personnelles importantes, notamment pour le transport. Selon lui, certains délégués auraient déboursé plus de 100 000 francs guinéens, sans aucune compensation à ce jour. Ces témoignages illustrent la profondeur du malaise au sein des équipes locales du parti.
Intervention des autorités et tentative de médiation
Devant la montée de la colère, les forces de sécurité ont procédé à une intervention pour apaiser les tensions. Les manifestants ainsi que les responsables locaux du FRONDEG ont ensuite été conduits auprès du préfet de Kindia pour une tentative de médiation.
Cette démarche visait à désamorcer la crise et à ouvrir un cadre de dialogue entre les différentes parties. Au moment de notre départ, aucune décision officielle n’avait encore été communiquée sur l’issue de cette rencontre.
Silence des responsables et mobilisation maintenue
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des responsables locaux du FRONDEG n’a été enregistrée. Ce silence alimente davantage la frustration des délégués, qui estiment ne pas être pris au sérieux.
Ces derniers affirment rester mobilisés tant que le paiement intégral des primes promises ne sera pas effectif. L’affaire met en lumière les difficultés d’organisation et de gestion auxquelles certains partis politiques font face lors des processus électoraux en Guinée.


Facinet Soumah


Laissez les gens tranquille parce qu’après les élections,les choses ne peuvent pas être résolues immédiatement donc qu’ils passent leur fin d’année dans le gnouf pour apprendre à respecter les gens un peu