Le leader du MoDeL, Aliou Bah, a été longuement entendu par les juges de la Cour d’appel de Conakry ce mercredi 26 mars 2025, à l’ouverture de l’audience en appel. Les débats ont été fructueux, et Aliou Bah a plaidé non coupable des faits d’offense et de diffamation qui lui sont reprochés.
Au cours de cette audience, les avocats de la défense ont fait une brève déclaration à la presse. Me Pépé Antoine Lamah s’est réjoui du déroulement des débats tout en fustigeant le renvoi du procès au 9 avril 2025, une décision qu’il estime contraire aux dispositions de l’article 593 du Code pénal de la République de Guinée.
« Les propos d’Aliou Bah ne peuvent être constitutifs d’une quelconque diffamation. C’est un leader politique qui a tenu un discours politique dans un débat public. Alors, si l’on dénie à Aliou Bah sa liberté d’expression et son droit à se prononcer sur l’actualité sociopolitique, il faut alors supprimer l’exercice des activités politiques en Guinée. Nous déplorons également le renvoi du procès au 9 avril prochain, en violation de l’article 593 du Code pénal, qui impose à la Cour l’obligation de statuer dans les trois mois suivant le recours », a souligné Me Pépé Antoine Lamah.
Au terme des débats, le président du parti MoDeL, Aliou Bah, a été reconduit en prison en attendant la suite de son jugement en appel devant la Cour d’appel de Conakry, prévue pour le 9 avril prochain.
Facinet Soumah