Un soutien financier stratégique pour les médias privés
La subvention annuelle constitue un levier essentiel pour la survie de nombreux médias privés en Guinée. Face à la baisse des recettes publicitaires et à l’augmentation des coûts de production, plusieurs rédactions éprouvent des difficultés structurelles. Ce financement public vise à alléger les charges liées au fonctionnement, notamment les salaires, l’impression et la maintenance technique. Selon la HAC, la subvention doit également encourager l’investissement dans la formation professionnelle. À terme, l’initiative ambitionne de consolider un paysage médiatique plus stable et responsable.
Des critères d’éligibilité encadrés
La Haute Autorité de la Communication rappelle que l’accès à cette subvention reste soumis à des critères stricts. Les médias bénéficiaires doivent être en conformité avec la réglementation en vigueur, notamment en matière d’agrément et d’obligations fiscales. La HAC insiste également sur le respect de l’éthique et de la déontologie journalistiques. Les dossiers seront examinés par une commission technique dédiée, chargée d’évaluer l’éligibilité des demandeurs. Cette procédure vise à garantir une répartition équitable et transparente des fonds publics.
Un signal fort en faveur du pluralisme médiatique
Au-delà de l’aspect financier, ce déblocage est perçu comme un signal politique fort en faveur de la liberté de la presse. Le soutien public à la presse privée contribue à préserver la diversité des opinions et l’accès des citoyens à une information pluraliste. Plusieurs acteurs du secteur estiment que cette subvention doit s’accompagner de réformes structurelles durables. Ils appellent notamment à un cadre économique plus favorable aux entreprises de presse. La HAC affirme, pour sa part, rester ouverte au dialogue avec les professionnels des médias.


