La Guinée a organisé, ce dimanche 28 décembre 2025, un scrutin présidentiel considéré comme déterminant pour son avenir institutionnel. Cette élection marque une étape majeure dans le processus de transition politique engagé depuis plusieurs années. Les citoyens guinéens ont été appelés à se rendre massivement aux urnes afin d’élire leur prochain président. L’enjeu principal réside dans le retour à un ordre constitutionnel stable et durable. Les observateurs nationaux et internationaux ont suivi avec attention le déroulement du vote.
Mamadi Doumbouya accomplit son devoir civique à Kaloum
Parmi les électeurs figurait Mamadi Doumbouya, président de la transition et candidat à l’élection présidentielle. Il s’est présenté aux environs de 11 heures dans la commune de Kaloum, cœur administratif de Conakry. Le chef de l’État a voté au bureau installé au centre de santé de Boulbinet. Sa présence a suscité une forte mobilisation des habitants du quartier.
Le candidat était accompagné de son épouse et de son jeune fils, un geste perçu comme un symbole familial et citoyen. Le général Amara Camara et Djiba Diakité, figures connues de l’entourage présidentiel sont aussi présents. Le dispositif de sécurité était visible mais discret, permettant un déroulement fluide du vote. L’arrivée du président-candidat s’est effectuée sans incident notable.
Une attitude mesurée et symbolique
Après avoir accompli son devoir civique, Mamadi Doumbouya n’a fait aucune déclaration à la presse. Por certains, ce silence volontaire est une volonté de respecter la neutralité du processus électoral. Le président de la transition est ensuite reparti vers le palais présidentiel avec sa délégation. Son attitude détendue et souriante a néanmoins marqué les esprits.
Avant de quitter les lieux, il a pris le temps de saluer plusieurs citoyens présents. Ces derniers l’ont accueilli par des applaudissements et des marques de soutien visibles. Cette scène a renforcé l’image d’un scrutin se déroulant dans un climat globalement apaisé. Pour de nombreux observateurs, ces gestes traduisent une stratégie de proximité avec l’électorat urbain.
Un scrutin sous haute attention nationale
Cette élection présidentielle est un tournant majeur pour la Guinée. Après une période de transition marquée par des réformes institutionnelles, le vote devait permettre de restaurer une légitimité démocratique pleine. Les autorités ont multiplié les appels au calme et à la participation citoyenne. Plusieurs organisations de la société civile ont encouragé les électeurs à exercer leur droit dans la sérénité.
Dans la commune de Kaloum, la participation semblait soutenue en milieu de journée. Les files d’attente observées devant certains bureaux témoignaient de l’intérêt des citoyens pour ce scrutin. Les agents électoraux ont assuré que le matériel de vote était disponible à temps. Aucun incident majeur n’a été signalé dans l’immédiat.
Les enjeux politiques de la présidentielle
La candidature de Mamadi Doumbouya cristallise de nombreux débats au sein de l’opinion publique guinéenne. Pour ses partisans, il incarne la stabilité et la continuité des réformes engagées durant la transition. Pour ses détracteurs, cette élection doit avant tout garantir une compétition équitable entre tous les candidats. Le scrutin est donc observé comme un test de crédibilité démocratique.
Au-delà des résultats, la manière dont le processus électoral est conduit demeure essentielle. La transparence, la régularité et l’acceptation des résultats par tous les acteurs politiques seront déterminantes. Les prochains jours devraient apporter des éléments plus précis sur le taux de participation et les premières tendances. Les autorités électorales ont promis une communication progressive et officielle.
Une image forte pour la fin de la transition
Le vote du président de la transition dans un bureau ordinaire de Kaloum revêt une forte portée symbolique. Il s’agit d’un message adressé aux citoyens sur l’importance du suffrage universel. Cette image pourrait marquer durablement la mémoire politique récente du pays. Elle s’inscrit dans une volonté affichée de normalisation institutionnelle.
Alors que le dépouillement se poursuivait dans l’ensemble du pays, l’attention restait focalisée sur Conakry. Les Guinéens attendent désormais les résultats avec prudence et espoir. L’issue de ce scrutin déterminera la trajectoire politique du pays pour les prochaines années. La journée du 28 décembre 2025 restera, à ce titre, une date clé de l’histoire électorale guinéenne.
Facinet Soumah

