Guinée : quatrième au bac, mais trop âgé pour une bourse

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Amadou Kourouma, quatrième de la République au baccalauréat 2026, n’a pas obtenu une bourse au Maroc. Le SNABE invoque une limite fixée à 23 ans, alors que le lauréat en a 27.

Son classement scolaire le plaçait parmi les meilleurs candidats de Guinée. Pourtant, Amadou Kourouma ne figure pas sur la liste des bénéficiaires des bourses marocaines. Son absence a provoqué des interrogations sur les critères de sélection.

Le Service national des bourses extérieures a fourni une explication le 18 septembre. Selon le SNABE, être lauréat du baccalauréat ne garantit pas automatiquement une bourse. La sélection finale dépend aussi des conditions du partenaire étranger.

Quatre années au-dessus de la limite marocaine

Amadou Kourouma est né le 3 mai 1999. Il avait donc 27 ans au moment de la sélection. L’Agence marocaine de coopération internationale avait fixé la limite à 23 ans.

L’écart est de quatre années. Le SNABE affirme avoir obtenu un assouplissement, car la limite était de 22 ans auparavant. Cette progression d’un an n’a donc pas suffi pour rendre le candidat éligible.

Le problème ne concernait pas ses résultats. Amadou Kourouma s’était classé quatrième national en sciences expérimentales. Son exclusion révèle ainsi une différence importante entre mérite scolaire et admissibilité administrative.

Une présélection guinéenne, puis une décision marocaine

Après le baccalauréat, les services des examens ont transmis les 100 premiers candidats de chaque option. Le SNABE affirme les avoir préinscrits dans le système de l’agence marocaine.

Une délégation marocaine a ensuite travaillé à Conakry du 21 au 23 août. Elle devait vérifier les dossiers selon les critères convenus. La liste définitive remise au SNABE ne comportait pas le nom d’Amadou Kourouma.

Le service guinéen affirme lui avoir proposé une bourse en Algérie. Le candidat ne serait cependant pas parvenu à déposer son dossier dans les délais. Trois autres étudiants confrontés à un problème d’âge auraient saisi cette possibilité.

Le mérite ne doit pas masquer la transparence

Une limite d’âge peut répondre à la politique d’un pays partenaire. Elle peut toutefois désavantager les candidats ayant repris tardivement leurs études. Ces parcours sont fréquents dans un système marqué par les interruptions scolaires et les difficultés économiques.

La question centrale devient donc celle de l’information. Les candidats connaissaient-ils la limite avant de préparer leurs dossiers ? Une annonce précoce aurait permis aux personnes inéligibles de chercher immédiatement d’autres programmes.

Le SNABE promet de continuer à accompagner le lauréat. Cette intention devra produire une solution concrète et assortie d’un calendrier. Son classement prouve ses capacités, mais l’aide doit respecter les critères du prochain partenaire.

L’affaire dépasse finalement un seul étudiant. Elle invite la Guinée à publier pour chaque programme les conditions d’âge, les quotas et les délais. Une procédure lisible protégerait les candidats et renforcerait la confiance dans l’attribution des bourses.

Xolomo Tokpa

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