Une date officielle annoncée par la junte au pouvoir
Les autorités militaires qui dirigent actuellement la Guinée-Bissau ont officiellement fixé la date des prochaines élections présidentielle et législatives. Selon un décret rendu public, le double scrutin se tiendra le 6 décembre 2026.
Le texte a été signé par le major-général Horta INTA-A, chef de l’État de transition. Il marque une étape majeure dans le calendrier politique du pays. Ce pays s’engage dans une période de transition depuis la fin de l’année 2025.
Une décision issue de concertations internes
Dans sa déclaration, le dirigeant de transition a indiqué que cette décision faisait suite à des consultations approfondies avec le Haut Commandement militaire. Il a aussi consulté le Conseil national de transition.
Les autorités affirment vouloir garantir un retour progressif à l’ordre constitutionnel. En effet, ce retour se déroule dans un contexte politique marqué par l’instabilité chronique et les interventions répétées de l’armée dans la vie publique.
L’aboutissement annoncé du processus de transition
Ces élections terminent le processus de transition mis en place après le changement de pouvoir. Ce changement est intervenu à la veille de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre 2025.
À cette période, des militaires avaient annoncé la destitution du président sortant Umaro Sissoco Embaló, alors candidat à sa propre succession. Cette décision avait entraîné l’instauration d’un régime transitoire dirigé par les forces armées.
Attentes et interrogations autour du scrutin
Si l’annonce d’un calendrier électoral est perçue comme un signal d’ouverture politique, plusieurs observateurs restent prudents quant aux conditions d’organisation du scrutin. De plus, la crédibilité du processus, la participation des acteurs politiques et le rôle de l’armée demeurent des enjeux majeurs.
La communauté nationale et internationale suivra de près les prochaines étapes de la transition. En effet, la Guinée-Bissau tente une nouvelle fois de tourner la page d’une crise institutionnelle.
Facinet Soumah

