Les autorités de Ukraine ont confirmé, lundi 2 février, la mort de Clinton Mogesa, citoyen kényan âgé de 29 ans. Ce kényan tué en Ukraine aurait été recruté en 2025 alors qu’il travaillait au Qatar. Ensuite, il aurait été intégré aux forces russes engagées dans le conflit ukrainien. Il a trouvé la mort fin janvier dans la région du Donbass, zone de combats intenses depuis le début de la guerre. L’histoire de ce Kényan tué en Ukraine suscite de nombreux questionnements.
Selon des sources ukrainiennes, Mogesa faisait partie d’un groupe de ressortissants étrangers engagés par l’armée russe, souvent via des réseaux de recrutement actifs dans les pays du Golfe. Ces circuits ciblent principalement des travailleurs migrants en situation économique précaire. Par ailleurs, ils sont attirés par des promesses de rémunération élevée ou de régularisation administrative. Le phénomène des kényans tués en Ukraine commence à être documenté.
Une famille dans l’attente et l’incertitude
À Nairobi, la famille de Clinton Mogesa affirme ne pas avoir été officiellement informée par les autorités kényanes. Elle réclame des explications claires et un soutien diplomatique pour le rapatriement de la dépouille. « Nous avons appris sa mort par des canaux indirects, sans confirmation officielle », confie un proche, évoquant une situation humaine et administrative éprouvante. Par ailleurs, l’affaire du Kényan tué en Ukraine met en lumière le manque de communication entre les différents États.
Le gouvernement du Kenya n’a, à ce stade, ni confirmé ni infirmé la mort de ses ressortissants engagés dans le conflit ukrainien. Cette position alimente la frustration des familles concernées. En effet, elles dénoncent un manque de transparence et d’assistance consulaire.
Des Africains de plus en plus présents dans le conflit
Le cas de Clinton Mogesa n’est pas isolé. Depuis 2024, plusieurs rapports font état de la présence croissante de combattants africains dans les rangs russes, recrutés hors du continent. Ces engagements posent des questions juridiques et éthiques. Elles portent notamment sur la responsabilité des États d’origine et des pays de transit.
Pour les autorités ukrainiennes, la communication autour de ces cas vise aussi à mettre en lumière les pratiques de recrutement de Moscou. Kyiv accuse la Russie d’exploiter la vulnérabilité socio-économique de migrants étrangers pour renforcer ses effectifs militaires.
Un silence officiel qui interroge
À Nairobi, le refus de confirmer publiquement ces décès s’explique, selon des analystes, par la volonté d’éviter des tensions diplomatiques avec Moscou et les pays du Golfe. Toutefois, ce silence complique les démarches des familles. Celles-ci sont confrontées à des procédures longues et coûteuses pour identifier et rapatrier les corps depuis des zones de guerre. D’ailleurs, l’histoire du Kényan tué en Ukraine préoccupe toutes les organisations humanitaires.
Des organisations de défense des droits humains appellent le Kenya à clarifier sa position et à renforcer l’information destinée à ses citoyens travaillant à l’étranger. Elles demandent également une coopération internationale accrue pour prévenir le recrutement de migrants africains dans des conflits armés étrangers.
Entre drame individuel et enjeu géopolitique
La mort de Clinton Mogesa illustre la dimension globale de la guerre en Ukraine et ses répercussions bien au-delà de l’Europe de l’Est. Derrière les stratégies militaires et diplomatiques, ce sont des trajectoires individuelles brisées, souvent invisibles dans le débat international. Enfin, le cas du Kényan tué en Ukraine révèle la complexité des enjeux contemporains.
Pour sa famille, l’urgence reste le rapatriement du corps et la reconnaissance officielle de son décès. Pour les autorités kényanes, l’affaire pose la question de la protection de leurs ressortissants à l’étranger. Cela se passe dans un contexte international de plus en plus instable.
Xolomo Tokpa

