Deux mois après la fin de l’aventure ghanéenne à la Coupe du monde 2026, Carlos Queiroz reprend la direction des Black Stars. La Fédération ghanéenne de football a officialisé l’accord le 2 septembre 2026, mettant fin aux interrogations sur le prochain sélectionneur. Ce retour rapide doit offrir de la continuité à l’équipe avant les qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations 2027.
Un départ qui n’était peut-être pas définitif
Carlos Queiroz avait été nommé en avril 2026, quelques semaines seulement avant la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Malgré ce temps de préparation limité, le technicien portugais avait conduit le Ghana jusqu’en seizièmes de finale. Les Black Stars avaient ensuite été éliminés par la Colombie sur le score de 1-0.
Après cette défaite, Queiroz avait annoncé la fin de son court parcours avec le Ghana. Son message ressemblait à un départ, mais les échanges se sont poursuivis avec la fédération et les responsables sportifs. La GFA affirme finalement avoir choisi son expérience internationale, ses compétences techniques et sa connaissance du groupe pour ouvrir la prochaine phase du programme.
Le sélectionneur connaît déjà les cadres, les jeunes joueurs et les difficultés observées pendant le Mondial. Cette familiarité réduit le temps nécessaire pour reconstruire un staff et installer de nouvelles méthodes.
La CAN 2027 comme premier objectif
Le retour de Queiroz intervient avant une fenêtre internationale importante. Le Ghana doit notamment affronter la Côte d’Ivoire dans les qualifications pour la CAN 2027. La double confrontation annoncée contre les Éléphants donnera immédiatement une indication sur la capacité des Black Stars à rebondir.
Le choix de la continuité peut paraître logique. Il permet d’éviter une nouvelle période de transition et de préserver les enseignements tirés de la Coupe du monde. Mais il augmente également la pression sur Queiroz : la fédération ne pourra plus invoquer le manque de temps si les résultats tardent.
Un entraîneur expérimenté, mais pas une solution unique
Âgé de 73 ans, Carlos Queiroz possède l’un des parcours les plus internationaux du football. Il a dirigé le Portugal, l’Iran, la Colombie, l’Égypte, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Afrique du Sud. Il a aussi travaillé au Real Madrid et comme adjoint de Sir Alex Ferguson à Manchester United.
Cette expérience constitue un atout pour gérer les fortes attentes qui entourent la sélection ghanéenne. Elle ne peut toutefois pas résoudre à elle seule les problèmes structurels : formation des jeunes, organisation du championnat, stabilité de la direction technique et relations entre la fédération et les clubs.
Le Ghana dispose d’un vaste réservoir de joueurs évoluant en Europe, mais peine parfois à transformer ce potentiel en identité collective. Queiroz devra clarifier son projet de jeu et construire un groupe capable de résister aux équipes africaines les plus physiques et les mieux organisées.
La fédération choisit la stabilité
Le revirement montre surtout que la GFA ne voulait pas repartir de zéro. Après avoir évalué les options disponibles, elle a privilégié un entraîneur déjà accepté par une grande partie du vestiaire. Ce choix pourra être défendu si l’équipe progresse rapidement. Il sera en revanche critiqué si les mêmes limites réapparaissent.
Carlos Queiroz revient donc avec une double mission : qualifier le Ghana pour la CAN 2027 et restaurer la confiance autour des Black Stars. Son premier passage n’a duré que quelques mois. Le second sera jugé sur sa capacité à installer une continuité durable et à donner au Ghana un projet dépassant les résultats d’une seule compétition.
Xolomo Tokpa


